Les Anglais sont parmi les premiers Européens à naviguer dans les eaux canadiennes et à atteindre les côtes du Canada après les marins scandinaves du Xe et du XIe siècle. Les marins anglais sont même probablement venus pêcher près des côtes canadiennes avant le voyage de Jean CABOT en 1497. L'astrologue de la reine Élisabeth Ire, le Dr John Dee, qui s'intéresse alors à la découverte du PASSAGE DU NORD-OUEST, obtient de l'information qui suggère que deux marchands de Bristol, Thorne et Eliot, ont atteint Terre-Neuve vers 1494.


Première possession anglaise
Au début du XVIe siècle, des marchands britanniques financent plusieurs voyages et, dès 1527, le port de ST. JOHN'S devient un lieu de rendez-vous pour les bateaux de pêche. En 1583, quand sir Humphrey GILBERT vient réclamer le territoire au nom de la reine Élisabeth Ire, il y trouve des installations de fortune érigées par des pêcheurs du Devon. Plus tard, en 1610, John Guy, également de Bristol, fonde le poste anglais bien connu de Cupers Cove, qui devient par la suite CUPIDS. C'est à partir de ce poste que la colonisation s'implante, les immigrants du sud-ouest de l'Angleterre étant deux fois plus nombreux que les Irlandais. Même aujourd'hui, Terre-Neuve demeure par ses origines la province la plus anglaise du Canada.

À cette époque, les Anglais se rendent à la baie d'Hudson par le passage du Nord-Ouest. Des capitaines célèbres de l'époque élisabéthaine se mettent en quête de ce passage, notamment Martin FROBISHER, atteint au bas du dos par une flèche inuit à Iqaluit (autrefois Frobisher Bay) en 1577. C'est en 1610 qu'Henry HUDSON pénètre dans une mer intérieure, appelée aujourd'hui la baie d'Hudson. Par la suite, la fondation de la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON, en 1670, attire de nombreux marchands et travailleurs anglais, recrutés pour la plupart parmi les chômeurs des grandes villes. Ce sont des Anglais installés dans les forts de la compagnie autour de la baie qui mènent les expéditions d'exploration vers l'Ouest et le Nord. Parmi ceux-ci on retrouve Henry KELSEY, qui, en 1690, se rend dans les prairies canadiennes. Anthony HENDAY de son côté découvre les Rocheuses en 1754, et plus tard Samuel HEARNE, après une descente héroïque de la rivière Coppermine, atteint l'océan Arctique en 1771-1772.

Immigrants anglais
Immigrants anglais
Immigrants anglais arrivant au Canada, 1911 (Bibliothèque et Archives Canada/PA-10494).
Frobisher, sir Martin
Frobisher, sir Martin
Sir Martin Frobisher découvre la baie qui porte aujourd'hui son nom dans l'île de Baffin, mais connaît une déception avec la pyrite, qu'il prend pour de l'or (avec la permission de la Bodleian Library, Oxford).


Origines
Les personnes de descendance anglaise viennent soit directement d'Angleterre, soit des colonies américaines. Dans le premier cas, leur motivation est surtout d'ordre économique. Au début du XIXe siècle, l'Europe est peuplée de chômeurs, et parmi les classes moyenne et favorisée, fils cadets et officiers mis en congé sont souvent incapables de maintenir le train de vie que commande leur rang. Vers la fin de la colonisation des PRAIRIES OCCIDENTALES, beaucoup d'immigrants anglais sont attirés par l'offre de concessions de terres.

Quant aux immigrants américains d'origine britannique, les raisons qui les poussent à quitter les États-Unis sont avant tout d'ordre politique, la plupart étant LOYALISTES. Certains Anglo-Américains toutefois émigrent vers le Haut-Canada et plus tard vers les Prairies à cause des débouchés qu'offre l'agriculture. À l'exception des liens particuliers entre Terre-Neuve et les comtés de Devon et de Dorset dans l'ouest de l'Angleterre, aucune région de ce pays ne contribue plus particulièrement qu'une autre à peupler le Canada. Les immigrants viennent de partout, de la ville comme de la campagne.


Migration
Parce que l'Angleterre est le centre de l'Empire britannique, et par définition la « mère patrie » du Canada anglais, beaucoup d'Anglais, du moins jusqu'en 1867, remplissent des postes de fonctionnaires et de soldats. Ceux-ci, une fois relevés de leurs fonctions, restent au Canada. Ainsi, en 1871, quand la Colombie-Britannique entre dans la Confédération, presque tous les fonctionnaires sont Anglais ou Anglo-Irlandais.

L'immigration au pays commence véritablement dans les colonies de l'Atlantique, avec la fondation de HALIFAX en 1749. Les deux tiers de ses 3000 habitants sont des Anglais basés à cet endroit pour faire contrepoids à la force française de LOUISBOURG. À la prise de Louisbourg en 1758, de Québec en 1759 et lors du Traité de PARIS en 1763, la Nouvelle-France devient une autre colonie britannique. Peu après, dans les années 1760, des fermiers de descendance anglaise de la Nouvelle-Angleterre commencent à s'installer autour de la baie de Fundy sur d'anciennes terres acadiennes. Au début des années 1770, un groupe originaire du Yorkshire s'établit dans le Nord de la Nouvelle-Écosse. Par la suite, en 1784, à la fin de la guerre de l'Indépendance des États-Unis, des loyalistes viennent vers le nord et forment une nouvelle province, le Nouveau-Brunswick. Sa population est surtout de descendance anglaise, à l'exception des Acadiens revenus après la déportation.

Certains loyalistes vont vers la région qui deviendra le Haut-Canada en 1791. À la suite des guerres napoléoniennes, un grand nombre d'Anglais d'Angleterre, victimes des effets d'un chômage chronique et de salaires à la baisse, viennent se joindre à eux. En 1819, la moitié des sujets britanniques qui voguent vers l'Amérique du Nord britannique sont des Anglais des îles Britanniques. Beaucoup d'entre eux sont appuyés par l'État. Les autorités impériales qui espèrent reproduire, au moins partiellement les classes sociales britanniques, et établir une certaine aristocratie au Canada, concèdent des terres à d'anciens officiers ainsi qu'à des membres de la bourgeoisie.

On octroie aussi de larges bandes de terre à des sociétés lucratives, comme la CANADA COMPANY, à condition d'y amener des Anglais aptes à devenir de bons colons. Contrastent avec cela les pratiques selon lesquelles les paroisses anglaises envoient au Canada des indigents victimes de mauvaises récoltes et de la récession, dépourvus des moyens et des talents nécessaires à la colonisation.

Cette vague d'immigration prend fin en 1851, et après une émigration considérable vers les États-Unis, il reste finalement quelque 93 000 personnes nées en Angleterre dans le Canada-Ouest (Ontario), soit le dixième de la population. Les Écossais sont presque aussi nombreux (90 000) et les Irlandais (227 000) les dépassent largement.

On relève par la suite au moins trois autres grandes vagues d'immigration anglaise. Après la Confédération, des orphelins et des élèves d'écoles industrielles et d'écoles qui dépendent de l'assistance publique, reçoivent un passage gratuit pour le Canada, où ils sont pris en tutelle par différentes sociétés. Entre 1867 et les années 1920, des milliers d'enfants britanniques, dont la plupart sont anglais, sont dispersés à travers le Canada (voir ENFANTS IMMIGRANTS).


Ouverture des Prairies
Entre 1890 et 1914, à l'ouverture des provinces des Prairies, on assiste à une autre arrivée massive de colons anglais. En 1901, ils sont moins de 10 000, mais en 1906, trois ans après l'ouverture d'un bureau d'immigration au centre de Londres, ils sont 65 000 à immigrer. En 1913, ils atteignent le nombre record de 113 004. Bien que le gouvernement britannique, en vertu de l'Empire Settlement Act (1922), aide 130 000 immigrants britanniques à s'établir au Canada après la Première Guerre mondiale, leur nombre n'augmente véritablement qu'après la Deuxième Guerre mondiale. En 1947, plus de 7 000 Anglais émigrent au Canada, dont de nombreux ouvriers spécialisés, des artisans et des techniciens. En 1957, le chiffre atteint 75 546, pour diminuer à 43 000 en 1967.


Origines
En raison de l'immigration, pendant de nombreuses années, une grande partie de la population du Canada était née en Angleterre. Entre 1871 et 1901, près de 22 p. 100 des résidants canadiens sont nés en Angleterre. En 1911, 25 p. 100 de la population déclare l'Angleterre comme lieu de naissance, chiffre qui approche les 30 p. 100 en 1921. Après la Deuxième Guerre mondiale, la population du Canada née en Angleterre diminue, en chiffres absolus et relatifs. En 1981, lors du recensement, on enregistre un peu moins de 4 p. 100 de Canadiens nés au Royaume-Uni, statistique qui englobe alors les personnes nées en Angleterre.

Même si Statistique Canada ne fait plus de distinction entre les immigrants anglais et britanniques dans ses recensements, on sait que tout au long de l'histoire du pays, les Anglais ont constitué le groupe ethnique majoritaire parmi les immigrants britanniques. Des 4657 immigrants britanniques entrés au Canada en 1984, 3516, soit 75p. 100, viennent d'Angleterre. Ces dernières années, le nombre d'immigrants britanniques, comparé aux groupes d'immigrants autres que britanniques, a diminué et le nombre d'immigrants anglais a diminué en conséquence. Dans les années 50, près de 30 p. 100 des immigrants au Canada viennent de Grande-Bretagne. Dans les années 70, les immigrants britanniques, surtout anglais, représentent 13 p. 100 de l'immigration au Canada. Dans les années 80, la proportion des immigrants britanniques, majoritairement anglais, tombe à 7,5 p. 100 et dans les années 90 en-dessous de 4 p. 100. Malgré un déclin dans le nombre d'immigrants, la représentation anglaise demeure importante. Au recensement de 1996, 2 048 275 personnes, soit 7 p. 100 de la population canadienne, se déclarent d'origine anglaise et 4 783 820 personnes, soit 17 p. 100, déclarent anglais dans la catégorie « multiples origines » (anglaise et une ou plusieurs origines).


Mode de peuplement
Toutes proportions gardées, l'immigration anglaise a été la plus importante à Terre-Neuve, en Colombie-Britannique et aux Maritimes, puis en Ontario un peu plus tard. Au Québec, on retrouve les Anglais principalement dans les enclaves de Montréal et des Cantons de l'Est. Mais peu importe où ils s'installent, exception faite du Québec, ils s'intègrent rapidement à la communauté locale, principalement parce qu'ils n'ont pas à apprendre une nouvelle langue et qu'ils ne rencontrent à peu près pas de préjugés. Les excès d'anglophobie sont tellement rares que les avis « Anglais, s'abstenir de postuler » qu'on pouvait voir au début des années 1900 dans l'Ouest font partie de la légende des Prairies comme curiosité historique.

Barr, camp des colons de
Barr, camp des colons de
Saskatoon, en Saskatchewan, vers 1885, photographe inconnu (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/PA-38667).
Le ressentiment populaire à l'égard des Anglais et en réalité contre tout immigrant s'accentue en période de récession. Durant celle du début du siècle, le gouvernement est aussi intraitable avec les Anglais qu'avec les autres immigrants. Des quelques 1800 personnes déportées en 1908, 1100 sont renvoyées dans les îles Britanniques. On rencontre quelques colonies rurales constituées uniquement d'Anglais, qui se regroupent surtout parce qu'ils appartiennent à la même classe sociale ou partagent les mêmes opinions, et non parce qu'ils sont de même nationalité. Une des premières formées est une colonie de gentilshommes anglais, fondée en 1882, à CANNINGTON MANOR, en Saskatchewan. Une des dernières, à la frontière de l'Alberta et de la Saskatchewan, est la colonie Barr (voir COLONS DE BARR).


Vie économique
Les Anglais se retrouvent à tous les niveaux de la vie économique canadienne. Ils sont omniprésents au sein des gouvernements. Ils se partagent le contrôle des entreprises canadiennes avec les ÉCOSSAIS, non seulement dans les parties anglophones du Canada, mais aussi à Montréal (voir ÉLITES; ÉLITES DU MONDE DES AFFAIRES). Depuis la création des forces armées canadiennes, l'état-major est principalement formé d'officiers de descendance anglaise.

Les premières vagues d'immigration anglaise contribuent à peupler en grand nombre les régions rurales d'agriculteurs et les villes d'artisans spécialisés. Toutefois, après la Deuxième Guerre mondiale, ce sont aussi des professionnels, des techniciens et des artistes qui arrivent. Ils apportent une contribution appréciable à de nombreuses institutions canadiennes, notamment à l'ONF, à la SRC et au Conseil des Arts du Canada, ainsi qu'au Ballet national et au festival de Stratford.


Vie sociale et culturelle
C'est peut-être parce qu'ils sont largement disséminés à travers le Canada et qu'ils se considèrent comme un peuple fondateur que les Anglais sont moins portés à défendre la mentalité de clan que les personnes appartenant à d'autres groupes. Le noyau familial facilite l'affirmation de leur identité. La proportion hommes-femmes d'origine anglaise avant la Première Guerre mondiale est de 5 pour 3. Pour les autres ethnies, elle est de 5 pour 1. L'association culturelle anglaise la plus importante est la " Sons of England ", qui compte 40 000 membres canadiens en 1913. Les loges, formées au Canada, sont habituellement dirigées par des Anglais fortunés , des professionnels, des ministres du culte et d'anciens officiers, tous de l'élite locale.

Le soutien le plus important au maintien des traditions est la soirée appelée « At home » qui s'inspire du music-hall anglais. Au cours de ces soirées, les Sons ou « fils d'Albion » se doivent d'être émus par des chansons patriotardes, de pleurer à l'évocation de la mère patrie, de savourer la bière brune tiède et de reprendre leurs dialectes régionaux. En qualité d'association vouée au bien commun, les Sons organisent des réceptions pour accueillir les nouveaux venus, fournissent des services médicaux et paient des indemnités de chômage et d'invalidité.

Souvent perçus comme xénophobes par les autres groupes ethniques, les Anglais ont la réputation d'être travailleurs. Au Canada, afficher ses origines anglaises offre le double avantage de s'accorder un statut et d'augmenter considérablement ses chances d'emploi. Des sociétés comme La COMPAGNIE T. EATON LTÉE poussent la partialité jusqu'à faire venir des Anglais de Londres pour travailler dans leurs magasins et leurs fabriques. Le Canadien Pacifique a même recours au syndicat des travailleurs de l'acier en Grande-Bretagne pour recruter de la main-d'oeuvre.

À l'inverse des Écossais et des Irlandais, les Anglais ne commémorent à peu près pas leur fête nationale. Il n'y a qu'à Terre-Neuve où la fête de St. George est célébrée avec respect. Ils ne maintiennent que peu d'organismes pour entretenir les liens du groupe, bien que diverses activités contribuent à définir l'identité anglaise. Le téléroman anglais diffusé depuis longtemps, Coronation Street, est l'une des émissions-piliers de la CBC qui a suscité la formation de groupes de passionnés dans beaucoup de villes canadiennes. Au fil des générations, les accents associés aux différentes classes sociales en Angleterre se sont fondus dans le langage canadien et les clivages très apparents de la vieille société se sont estompés. Les classes qui divisent les descendants anglais au Canada sont établies en fonction de la fortune plutôt que de la naissance. Les enclaves anglaises snobinardes de WESTMOUNT et de VICTORIA sont disparues. Tout comme cet autre phénomène typiquement anglais que constituaient les nombreux REMITTANCE MEN, soit les fils ineptes de familles fortunées qu'on payait pour demeurer au Canada. Beaucoup d'entre eux ont perdu la vie au cours de la Première Guerre mondiale. Les autres ont finalement disparu quand les restrictions monétaires ont mis fin à leurs subventions durant la Deuxième Guerre mondiale.

Nombre d'institutions canadiennes, dont certaines très importantes, ont été profondément influencées par le modèle anglais. Elles sont encore largement soutenues par les Canadiens de souche anglaise. Les institutions démocratiques et la COMMON LAW d'inspiration anglaise et britannique sont les contributions les plus importantes de la Grande-Bretagne à l'héritage canadien.

Le système parlementaire, selon lequel le Cabinet gouverne le pays et est directement responsable devant le Parlement, constitue une extension du système de Cabinet britannique implanté au temps de la colonie et inscrit dans l'Acte de l'Amérique du Nord britannique, 1867. Au chapitre du DROIT, neuf provinces canadiennes appliquent une forme de droit civil qui repose largement sur la Common Law anglaise, à l'exception du Québec qui conserve le DROIT CIVIL français. Le système judiciaire a aussi été établi en fonction du modèle anglais.

Une autre institution qu'on retrouve dans toutes les villes canadiennes est un cercle très fermé, une réplique des clubs du West End de Londres fréquentés par les hommes d'affaires et les membres des professions libérales. Jusqu'à récemment, plusieurs étaient réservés aux hommes anglo-saxons, tout comme leurs pendants anglais. Ces clubs nous viennent d'un système de division des classes sociales aujourd'hui modifié pour tenir compte de la fortune plutôt que des origines. L'ÉCOLE PRIVÉE s'inspirant du « public school » anglais est une autre institution exclusive. Les Anglais maintiennent les écoles privées au Canada non pour préserver leur culture, mais pour assurer de cette façon la transmission du système traditionnel des classes.

L'Église anglicane, autrefois la « Church of England in Canada », est probablement la plus importante des institutions typiquement anglaises implantées sans modification majeure (voir ANGLICANISM). Près de 50 p. 100 des Canadiens de descendance anglaise y adhèrent. Les autres appartiennent à l'Église unie, et à d'autres sectes protestantes de moindre importance. Enfin, une petite minorité est catholique. Des institutions comme la CROIX-ROUGE et les SCOUTS et GUIDES sont aussi d'origine anglaise.

Enfin, les travailleurs anglais apportent avec eux leurs traditions syndicalistes et leur démocratie sociale. Les syndicalistes de Grande-Bretagne forment l'élite du mouvement ouvrier au Canada. En 1965, plus de 70 p. 100 des postes de haut niveau dans les syndicats canadiens sont occupés par des personnes de descendance britannique, surtout anglaise. En 1990, près de 50 p. 100 des dirigeants des syndicats sont d'ascendance britannique. Le syndicalisme canadien, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est une forme hybride des syndicats américains et britanniques, et son militantisme relève de son héritage anglo-écossais. Sur le plan politique, le Canada diffère des États-Unis, car il possède un parti, le NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE, autrefois CO-OPERATIVE COMMONWEALTH FEDERATION, social-démocrate. Il a été fondé par des Anglais, des Gallois et des Écossais, inspirés par le modèle du British Independant Labour Party et plus tard par le Parti travailliste. Depuis ses origines, le NPD fonctionne davantage comme un parti anglo-écossais que comme un parti américain. Sa structure, cellules de circonscriptions associées à des syndicats, est la copie de celle du Parti travailliste anglais.

L'activité culturelle anglaise se répand principalement à cause de la prédominance de la langue anglaise partout au Canada, sauf au Québec, et dans le Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick. Cela se manifeste particulièrement dans la littérature. L'influence de la tradition et des modèles anglais marque profondément le Canada, et ce n'est qu'avec la génération actuelle qu'une écriture véritablement canadienne-anglaise se manifeste. Il n'y a jamais eu de littérature distincte écrite par des auteurs anglais pour préserver ou décrire la culture anglaise du Canada, comme il y a eu des écrivains islandais pour protéger la culture islandaise. Une fois de plus, la conviction des Anglais d'appartenir à la culture dominante empêche le particularisme. Les auteurs qui émigrent d'Angleterre se taillent rapidement une place au Canada. Tout en contribuant à la création d'une littérature canadienne, la tradition anglaise s'ajuste librement à son nouveau milieu nord-américain.

Auteur GEORGE WOODCOCK Révision : PATRICK A. DUNAE


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Origines ethniques, chiffres de 2006, pour le Canada, les provinces et les territoires
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