Bernard Landry


Landry, Bernard
Bernard Landry, politicien, premier ministre du Québec de 2001 à 2003 (Saint-Jacques de Montcalm, Québec, 9 mars 1937). Bernard Landry étudie à l'Académie Saint-Louis à Saint-Jacques, au Séminaire de Joliette, avant de faire des études de droit à l'Université de Montréal. Il obtient aussi un diplôme en économie et en finance à l'Institut d'études politiques de Paris. Admis au Barreau du Québec en 1965, il fait un stage de perfectionnement au ministère des Finances et des Affaires économiques à Paris (France) de 1965 à 1967. Il pratique ensuite le droit à Joliette et à Montréal, pendant près de sept ans, de 1969 à 1976.

L'intérêt de Bernard Landry pour la politique québécoise, qui débouchera sur sa carrière politique, apparaît pendant ses études postsecondaires. De 1964 à 1968, il est conseiller technique au cabinet du ministre des Ressources naturelles, coordonnateur pour le Québec du Conseil canadien des ministres des Ressources naturelles et chargé de mission au cabinet du ministre de l'Éducation. Landry est candidat du PARTI QUÉBÉCOIS (PQ) dans la circonscription de Joliette, en 1970. Cette première expérience se solde par une défaite, tout comme sa deuxième tentative dans Joliette-Montcalm en 1973. Il est élu député pour la première fois le 15 novembre 1976, dans la circonscription de Fabre, alors que le PQ est porté au pouvoir. En 1977, il est nommé ministre d'État au Développement économique dans le cabinet Lévesque, un poste qu'il conserve jusqu'aux élections de 1981. Bernard Landry est réélu député le 13 avril 1981, cette fois dans la circonscription de Laval-des-Rapides. Au cours de ce deuxième mandat, le premier ministre René LÉVESQUElui confie successivement différentes responsabilités ministérielles. Il est à nouveau nommé ministre d'État au Développement économique en avril 1981, puis nommé ministre du Commerce extérieur, en septembre 1982. De 1984 à 1985, il exerce les fonctions de ministre des Relations internationales et, du 16 octobre au 12 décembre 1985, celles de ministre des Finances dans le cabinet du nouveau premier ministre Pierre Marc Johnson.

Aux élections générales du 12 décembre 1985, le PQ devient l'opposition officielle à l'Assemblée nationale. Bernard Landry n'est pas réélu dans sa circonscription. De 1986 à 1994, il se consacre à l'enseignement et assume ses nouvelles fonctions de professeur agrégé à l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal. Il est professeur invité en France, au Mexique et en Afrique, son expertise en économie et en finance est largement reconnue. En 1986-1987, il est coanimateur à l'émission de télévision d'affaires publiques Le Monde magazine.

Le 12 septembre 1994, le PQ est reporté au pouvoir. Bernard Landry est vice-président du parti de 1989 à 1994, moment où il décide de se présenter dans la circonscription de Verchères. Une fois député de Verchères, il est nommé vice-premier ministre, mandat au cours duquel il se verra attribuer plusieurs portefeuilles ministériels. D'abord, la première année sous Jacques PARIZEAU, il est ministre des Affaires internationales, de l'Immigration et des Communautés culturelles, ministre responsable de la Francophonie, ministre responsable du Secrétariat à la jeunesse, ministre responsable du Secrétariat à l'action humanitaire internationale membre du Comité des priorités et du Comité de législation.

Le 31 octobre 1995, à la suite du référendum sur la souveraineté du Québec, le premier ministre Jacques Parizeau démissionne et Lucien BOUCHARDlui succède. Bernard Landry est confirmé dans ses fonctions de vice-premier ministre. Il est également nommé ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie, ministre d'État à l'Économie et aux Finances, ministre des Finances et ministre du Revenu, président du Comité ministériel de l'emploi et du développement économique et ministre responsable de la région de l'Estrie.

Réélu dans Verchères aux élections générales de novembre 1998, Bernard Landry demeure vice-premier ministre. On lui assigne les fonctions de ministre d'État à l'Économie et aux Finances, de ministre de l'Industrie et du Commerce, de ministre des Finances, de ministre responsable de la région de l'Estrie et de président du Comité ministériel de l'emploi et du développement économique. Il est aussi ministre du Revenu et président du Comité ministériel spécial de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine en 1999.

Bernard Landry est élu président du PQ le 3 mars 2001. Il est nommé et assermenté premier ministre du Québec le 8 mars. Pendant son mandat, Bernard Landry fait du développement économique du Québec une de ses priorités. Cependant, en 2002, l'économie n'a toujours pas réalisé de progrès notables. La popularité du PQ accuse une baisse importante dans les sondages d'opinion, qui commence à être divisée comme en témoignent les scores du Parti libéral de Jean CHARESTet de Mario Dumont, jeune dirigeant dynamique de la nouvelle Action Démocratique du Québec (ADQ).

Lors des élections provinciales de 2003, le PQ de Bernard Landry est battu par les libéraux. Ses luttes lors de la campagne électorale et sa dernière défaite ont fait l'objet d'un documentaire primé : À hauteur d'homme. Bernard Landry reste président du Parti québécois, chef de l'Opposition officielle à l'Assemblée nationale jusqu'en 2005. Même s'il a prévu de ramener le parti au pouvoir et d'organiser un autre référendum dans les cinq ans, Bernard Landry démissionne le 4 juin 2005, suite à un vote de confiance de seulement 76,2 % lors du Congrès du Parti québécois. Louise Harel lui succède et devient chef de l'Opposition officielle, le 6 juin 2005.

Auteur Jean Chartier

0
Articles de fond
Les Toronto Maple Leafs 1967: La dernière Coupe Stanley

La victoire de la Coupe Stanley en 1967, remportée par les Maple Leafs de Toronto a été un événement fort singulier. Qui aurait pu prédire cependant qu’il resterait unique ?

Contenu de LEC

Galeries
Consultez les innombrables ressources visuelles de L'Encyclopédie canadienne en vous promenant dans les galeries thématiques : peinture, histoire, nature, population, sciences et techniques du Canada.
Ressources interactives
Des illustrations, des textes motivants, des animations, des extraits sonores et des jeux permettent au lecteur d'approfondir ses connaissances de l'histoire, de la peinture, de la géographie, de l'architecture du Canada, et d'une foule d'autres sujets tous aussi amusants qu'instructifs.
Jeu de canecdotes
Le jeu idéal pour vérifier vos connaissances anecdotiques ou non du Canada. Vous pouvez choisir un des 60 questionnaires rangés par niveau de difficulté. Votre résultat dépendra de la vitesse à laquelle vous répondez et du nombre d'indices demandés. Vous recevrez vos résultats par courriel et les meilleurs seront affichés sur le site.
Chronologie de l'histoire canadienne
Cette ressource exceptionnelle couvre plus de 6000 faits et événements qui ont marqué l'histoire du Canada et du monde. La recherche peut s'effectuer selon l'époque, le sujet, un mot clé ou une date. Voulez-vous savoir ce qui s'est passé le jour de votre anniversaire? Entrez l'année, le mois et le jour de votre naissance.
Cent événements marquants
James H. Marsh, rédacteur en chef, a choisi les cent événements les plus marquants de l'histoire du Canada parmi ceux qui ont eu des répercussions importantes sur les générations qui les ont suivis.