En tant qu'apprenti à la CBH, Thompson acquiert rapidement les connaissances nécessaires pour réussir dans la traite. En 1790, en se rétablissant d'une jambe cassée, il étudie l'arpentage et la cartographie avec Philip Turnor, l'arpenteur officiel de la CBH. Ses nouvelles compétences sont reconnues en 1792, puisqu'on le charge de trouver une route directe de la baie d'Hudson jusqu'au lac Athabasca. Frustré par le manque de soutien pour ses travaux, il quitte la CBH et entre à la COMPAGNIE DU NORD-OUEST (CNO) en 1797 pour repérer les postes et établir une carte notant les voies navigables qui les relient. En deux ans, il a terminé la plus grande partie de sa tâche, y compris le premier profil exact des territoires de l'Ouest les plus touchés par l'expansion de l'autorité américaine en vertu du TRAITÉ DE JAY : soit la partie supérieure de la rivière Rouge, les villages des Mandans sur la rivière Missouri, les sources du Mississippi, la région des rivières Fond du Lac et Rainy à l'ouest du lac Supérieur. En 1799, Thompson reçoit une tâche supplémentaire : celle d'effectuer de la traite. Au cours de sept années suivantes, il poursuivra ses levés quand ses autres responsabilités le lui permettront en plus de passer du poste de commis à celui d'associé. Pendant ces années, il achève la cartographie des territoires de traite de l'Est des Rocheuses.
En 1806, Thompson commence à mettre en place des activités de traite avec les Amérindiens à l'Ouest des Rocheuses. Au cours des cinq années suivantes, il explore les passages à l'ouest des rivières Saskatchewan et Athabasca, il construit des postes de traite et il établit la carte du bassin du COLUMBIA, jamais faite auparavant, à partir de sa source jusqu'au Pacifique, qu'il atteint le 15 juillet 1811, quelques semaines après l'arrivée des Américains de la PACIFIC FUR COMPANY sur place. Le fait de ne pas avoir atteint l'embouchure de la rivière avant que les Américains puissent se l'approprier provoque certains débats chez les historiens au sujet des directives qu'avait reçu Thompson. La majorité d'entre eux croient maintenant qu'il ne savait pas que l'accord conclu entre la CNO et Jacob Astor pour soutenir conjointement l'expédition prévue jusqu'à l'embouchure du Columbia avait échoué, et qu'il n'avait pas reçu l'ordre d'atteindre l'embouchure en premier afin de devancer les Américains.
En 1812, Thompson se retire au Canada avec sa femme et sa famille. Après s'être établi à Williamstown, dans le Haut-Canada, il poursuit sa carrière d'arpenteur et de cartographe. Sa réalisation la plus remarquable reste l'établissement de cartes d'après ses explorations dans l'Ouest et la cartographie de la frontière officielle entre les États-Unis et le Canada, du Saint-Laurent au lac des Bois. L'échec de ses entreprises le laisse sans le sou et, à la fin de sa vie, il se met à écrire le récit de ses explorations dans l'Ouest du Canada, considérés par nombre de personnes comme le plus bel héritage qu'il ait laissé. Voir aussi EXPLORATION.
Auteur JOHN S. NICKS
Bibliographie
J.B. Tyrrell, éd., David Thompson's Narrative (1916; nouv. éd., 1968).
Liens supplémentaires
Les voies de la découverte
Ce site tiré de Bibliothèque et Archives Canada présente une chronologie des premières expéditions européennes en Amérique du nord, avec cartes et ressources pédagogiques à l'appui.
David Thompson
David Thompson
Une biographie de David Thompson, trafiquant de fourrures, explorateur, arpenteur, juge de paix, homme d’affaires et auteur. Par le Dictionnaire biographique du Canada en ligne.
Les grands explorateurs du canada: David Thompson
Ce site Web consacré à David Thompson.
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