Description
L'adulte est généralement gris-bleu (plus ou moins foncé selon les races puisque la couleur varie du bleuâtre au noirâtre) sur le dessus; le dessous du corps (dont la couleur varie de saumon à blanc) est rayé. Le motif, semblable à un casque et formé par la calotte, les joues et la nuque noires, est caractéristique. Les jeunes ont un plumage brunâtre et des rayures longitudinales plus foncées sur la poitrine. Les oiseaux des deux sexes ont sensiblement le même plumage, mais le mâle, plus petit que la femelle, a souvent la poitrine beaucoup plus pâle.
La femelle pond généralement de trois à cinq oeufs sur une saillie de falaise, dans une petite dépression qu'elle a creusée dans la terre ou le gravier. Elle ne fait pas vraiment de nid. L'incubation, qui dure environ 33 jours, est principalement assurée par la femelle. Le rôle du mâle consiste surtout à protéger le territoire et à apporter la nourriture à la femelle et aux petits. Lorsque les jeunes ont atteint à peu près la moitié de leur taille adulte, la femelle participe parfois à la quête de nourriture.
Les jeunes quittent le nid vers l'âge de cinq semaines, mais restent à proximité. Ils dépendent des parents pour leur nourriture jusqu'à ce qu'ils soient capables de chasser eux-mêmes. Peu après, ils quittent le lieu de nidification et commencent leur MIGRATION. La première année est très difficile pour les jeunes. Les données provenant des programmes de baguage montrent que seulement environ un jeune sur quatre survit à cette première année et revient sur les territoires de reproduction.
Migration
La migration dépend de l'abondance de nourriture et des conditions climatiques où il niche. La race F. peregrinus tundrius niche dans l'Arctique et hiverne aussi loin que le Sud de l'Amérique du Sud, tandis que la race F. p. pealei, qu'on retrouve sur la côte Ouest, est essentiellement sédentaire. La troisième race nicheuse au Canada, le F. p. anatum, est classée dans la catégorie des espèces « en danger de disparition ». Au Canada, elle nichait auparavant partout où elle trouvait suffisamment de nourriture et des habitats où elle pouvait aménager son nid. Elle hivernait depuis le Sud des États-Unis, en Amérique centrale jusqu'au Nord de l'Amérique du Sud. Le Faucon pèlerin se nourrit presque exclusivement d'oiseaux se trouvant dans la plus grande partie de son aire de répartition, où il vit près des falaises, autant le long des côtes qu'à l'intérieur des terres.
Espèce en voie de disparition
La race F. p. anatum est presque éteinte dans la plus grande partie de son aire de reproduction. Son déclin est bien documenté et des études ont révélé qu'il est provoqué surtout par des problèmes de reproduction dus à la contamination par les PESTICIDES (surtout le DDT), qui entraînent l'amincissement de la coquille de l'oeuf. Cet oiseau est devenu un symbole des problèmes liés à la dégradation de l'ENVIRONNEMENT sous l'action humaine. Au Canada et aux États-Unis, des programmes locaux de conservation ont obtenu d'excellents résultats et plusieurs jeunes faucons pèlerins de la race F. p. anatum élevés en captivité ont été relâchés avec succès dans la nature.
Voir aussi CONSERVATION ET AMÉNAGEMENT DE LA FAUNE; ANIMAUX EN VOIE DE DISPARITION.
Auteur R.W. FYFE
Liens supplémentaires
Le Faucon pèlerin
Cette page du site, Faune et Flore du pays, est consacrée au faucon pèlerin, espèce en voie de disparition.
Le site web de la biodiversité canadienne
Le site Web sur la biodiversité canadienne. Par le musée Redpath.
Registre public des espèces en péril
Une excellente source d'information sur les plantes et animaux du Canada, faisant partie des espèces à risque. Ce site d'environnement Canada offre aussi des informations sur différents programmes de protection, un index et plus encore.

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