En 1961, il devient le rédacteur en chef de LA PRESSE, mais, en 1964, après une longue grève, les propriétaires du journal le congédient à cause de ses idées jugées trop radicales. Il avait acquis ses convictions personnelles pendant la guerre au contact des militants catholiques français et surtout de la philosophie personnaliste d'Emmanuel Mounier et des penseurs de la revue Esprit. Avec de nombreux collègues, dont Pierre Elliott TRUDEAU, il concrétise ses idéaux en fondant la revue CITÉ LIBRE.
Par le biais de Cité libre et de la Société Radio-Canada, Pelletier et ses camarades dénoncent les politiques socialement rétrogrades et antidémocratiques du régime DUPLESSIS, ainsi que le cléricalisme de l'Église catholique du Québec. Ils sont des tenants de l'intervention de l'État et de la mise sur pied de syndicats dynamiques pour créer une société québécoise moderne et pluraliste. Le modèle de DÉMOCRATIE SOCIALE prôné par Pelletier contribue au retour du pluralisme idéologique au Québec pendant les années 50.
La montée du SÉPARATISME pendant les années 60 amène Pelletier, Trudeau et leur ami de longue date (et militant syndical catholique), Jean MARCHAND, à faire le saut en politique fédérale en 1965. Pelletier est secrétaire d'État aux Affaires extérieures de 1968 à 1972, puis ministre des Communications de 1972 à 1975 dans le gouvernement Trudeau. Il participe à l'élaboration des propositions du gouvernement fédéral pour faire face à la détérioration des relations entre les gouvernements de Québec et d'Ottawa. Il poursuit ces objectifs à titre d'ambassadeur du Canada en France de 1975 à 1981 avant d'être nommé représentant du Canada aux Nations Unies, de 1981 à 1984.
En 1984, il devient président du conseil d'administration des Musées nationaux du Canada, poste qu'il occupe jusqu'à son retrait de la vie publique en 1987. Il est l'auteur des ouvrages suivants : La Crise d'Octobre (1971), Les Années d'impatience (1983) et Le Temps des choix (1986).Voir aussi FRANCOPHONIE.
Auteur MICHAEL D. BEHIELS
Bibliographie
Michael D. Behiels, Prelude to Québec's Quiet Revolution (1985); Gérard Pelletier, Years of Impatience, 1950-60 (1984).

La victoire de la Coupe Stanley en 1967, remportée par les Maple Leafs de Toronto a été un événement fort singulier. Qui aurait pu prédire cependant qu’il resterait unique ?
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