Par ce nom, l'on désigne les colonies et territoires britanniques en Amérique du Nord après l'indépendance des États-Unis, en 1783, jusqu'à la Confédération, en 1867. Il s'agit, dans un premier temps, du Québec, de la Nouvelle-Écosse, de l'île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard), de Terre-Neuve, des territoires de la Compagnie de la baie d'Hudson et de territoires appartenant directement à la Couronne.

L'afflux en Nouvelle-Écosse de colons Loyalistes des États-Unis entraîne la création, en 1784, de deux colonies distinctes, le Nouveau-Brunswick et le Cap-Breton. La division de la province de Québec en Haut-Canada et en Bas-Canada en 1791, sépare les gens en grande partie d'origine britannique et américaine, installés dans l'ouest, des habitants d'origine française, dont la plupart vivent dans l'est.

En 1799, on donne à l'île Saint-Jean le nom d'Île-du-Prince-Édouard. En 1820, l'île du Cap-Breton est de nouveau unie à la Nouvelle-Écosse et, en 1841, le Haut et le Bas-Canada sont unis pour former la Province du Canada. Sur la côte ouest, la colonie de l'île de Vancouver, possession de la CBH, est créée en 1849, tandis que la partie sud de l'actuelle Colombie-Britannique devient une autre colonie de la Couronne en 1858. En 1866, les deux colonies sont réunies pour n'en former qu'une seule aux frontières agrandies, la Colombie-Britannique.