Atlantic City

Atlantic City (1980) a le mérite d'être le seul long métrage de fiction canadien à avoir été mis en nomination dans la catégorie Meilleur film aux Oscars. La performance riche et parfois amusante de Burt Lancaster, le script presque parfait de John Guare ainsi que l'élégante direction de Louis Malle lui valent cinq nominations et font de Susan Sarandon une vedette à Hollywood.

La France, les États-Unis et le Canada ont collaboré à cette production de Denis Héroux et de John Kemeny. Lancaster tient le rôle de Lou, un ancien joueur qui rêve toujours du bon vieux temps. Aujourd'hui, il vivote comme bookmaker. Il fait la tournée des taudis d'Atlantic City et profite de la charité de Grace (Kate Reid), la veuve d'un bandit pour qui il travaillait. Sally (Sarandon), originaire de la petite ville de Moose Jaw (Sask.), travaille au bar à coques du casino d'Atlantic City et rêve de devenir croupière à Monte Carlo. L'amitié de Lou et de Sally mène à un renversement inattendu lorsque son mari (Robert Joy), sordide trafiquant de drogue dont elle est séparée, rapplique avec deux tueurs à gages de la pègre à ses trousses.

Atlantic City remporte des prix Génie dans les catégories Meilleure actrice étrangère (Sarandon), Interprétation féminine dans un rôle de soutien (Reid) et Meilleure direction artistique. Il se mérite aussi les BAFTA (Oscars d'Angleterre) du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur acteur, les prix du meilleur film, du meilleur directeur, du meilleur scénario et du meilleur acteur de la National Society of Film Critics, ceux du meilleur scénario et du meilleur acteur New York Film Critics Circle ainsi que le Lion d'or, le principal trophée du Festival du film de Venise.