Premières années

Denis Villeneuve naît de l’union de Jean Villeneuve, notaire, et de Nicole Demers, femme au foyer, à Gentilly, un petit village près de Trois-Rivières, au Québec. Denis Villeneuve est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants, et sa mère et sa grand-mère ont sur lui de fortes influences féministes. Bien que son jeune frère Martin et lui soient tous deux devenus réalisateurs, les parents Villeneuve ne s’intéressent pas particulièrement au cinéma.

Denis Villeneuve joue au hockey dans sa jeunesse, mais il passe plus de temps sur le banc à faire aller son imagination qu’à patiner. C’est au cinéma le plus proche de chez lui, à Trois-Rivières, qu’il entame son éducation filmique, en voyant Star Wars et en se laissant influencer par des artistes comme Ingmar Bergman et Stanley Kubrick. À l’école secondaire, il explore ses talents de cinéaste en réalisant une foule de courts métrages, si bien que ses amis l’affublent du surnom « Spielberg ».

Après des études en sciences pures au cégep, Denis Villeneuve entre dans le programme de communications (profil cinéma) à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En 1991, il gagne la course Europe-Asie de Radio-Canada grâce à ses reportages originaux et innovateurs, ce qui lui donne la chance de réaliser un film pour l’Office national du film du Canada (ONF). Avant de se lancer dans ce projet, toutefois, il part dans l’Arctique pour travailler sur le plateau de Cornouailles, un film du légendaire réalisateur Pierre Perrault.

Premières œuvres

Armé du thème du multiculturalisme, choisi par l’Agence canadienne de développement international en collaboration avec l’ONF, Denis Villeneuve part en Jamaïque pour tourner REW-FFWD (1994). Ce docudrame raconte l’histoire d’un photographe catapulté en territoire inconnu et dont la voiture brise dans un ghetto de Trench Town. À mesure que son personnage affronte ses peurs et délaisse ses comportements stéréotypés, Denis Villeneuve crée à l’aide de photos et d’entrevues une sorte d’essai sur le temps et la mémoire. Au Festival international du film de Locarno, le film remporte le prix de la New York Film Academy.

Denis Villeneuve assure ensuite la réalisation de quelques vidéoclips : Ensorcelée, de Daniel Bélanger, lauréat d’un prix Félix; Querer, du Cirque du Soleil, qui gagne trois prix au Yorkton Film Festival et un MuchMusic Video Award; Tout simplement jaloux, de Beau Dommage, qui remporte aussi un MuchMusic Video Award (voir aussi MuchMusic). Malgré ce succès indéniable, Denis Villeneuve n’aime pas son expérience : il trouve que de mettre la musique en images freine l’imagination.

En 1996, Denis Villeneuve contribue au segment « Le Technétium » du film anthologique Cosmos, produit par Roger Frappier. L’œuvre, qui comprend aussi les efforts de jeunes réalisateurs comme Manon Briand et André Turpin, gagne le prix de la Confédération internationale des cinémas d’art et d’essai du Festival de Cannes et met Denis Villeneuve dans la course aux Oscars pour la première fois de sa carrière lorsqu’il devient la soumission officielle du Canada dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

Premiers longs métrages

En 1998, Denis Villeneuve réalise Un 32 août sur terre, un premier long métrage mettant en vedette Pascale Bussières dans le rôle d’une femme qui décide d’avoir un enfant après qu’un grave accident de voiture change le cours de sa vie. Le film fait ses débuts au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard et est présenté dans plus de 30 autres festivals du film, dont au Festival international du film francophone de Namur, où il gagne le prix du meilleur film. Il est également soumis par le Canada dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère des Oscars.

Le premier grand succès cinématographique de Denis Villeneuve est toutefois Maelström (2000), récit d’une jeune femme (Marie-Josée Croze) aux prises avec une culpabilité immense après avoir tué un poissonnier dans un délit de fuite. Dans un coup de génie surréaliste, Denis Villeneuve décide d’avoir pour narrateur un poisson mort. Maelström est présenté dans plus de 40 pays et reçoit une vingtaine de prix, dont aux festivals d’Avignon, de Berlin, de Mons, de Toronto, de Montréal et de Paris. L’œuvre remporte aussi huit prix Jutra (maintenant appelés prix Iris) et cinq prix Génie, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario aux deux cérémonies. Encore une fois, le film de Denis Villeneuve représente le Canada dans la course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Next Floor (2008)

Malgré son succès, Denis Villeneuve décide de prendre une pause du cinéma pour réaliser des publicités et étudier la scénarisation. Après mûres réflexions, il décide de n’accepter à l’avenir que des projets qui lui sont chers d’un point de vue personnel. Renouant avec le format du court métrage, il réalise l’allégorique Next Floor (2008), un drame à l’humour noir portant sur un banquet macabre qui impressionne tant par sa technique que par son surréalisme. Next Floor est présenté dans quelque 120 festivals partout sur la planète et remporte plus de 50 prix, dont le Grand prix Canal+ à la Semaine internationale de la Critique du Festival de Cannes, ainsi que le prix Génie et le prix Jutra du meilleur court métrage.

Polytechnique (2009)

Le souhait qu’a Denis Villeneuve de travailler sur des sujets importants est exaucé lorsque l’actrice (et productrice) Karine Vanasse lui propose de réaliser un film sur la tragédie de Polytechnique, une fusillade ayant eu lieu à Montréal en 1989. Même si Denis Villeneuve et Karine Vanasse prennent soin d’obtenir le consentement des familles des victimes et qu’ils traitent le projet avec respect et sensibilité, le film Polytechnique(2009) cause une controverse autour de son sujet traumatique. Filmée en noir et blanc et mettant en vedette un Maxim Gaudette tout en retenue dans le rôle du tueur, l’œuvre est saluée à la fois pour n’avoir pas versé dans le sensationnalisme et pour avoir honoré les victimes en se concentrant sur les épreuves qu’elles ont dû traverser. Polytechnique sort au Canada en français et en anglais et est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Il remporte de nombreux prix, dont celui du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto (TIFF), cinq prix Jutra (dont celui de la meilleure réalisation) et neuf prix Génie (dont celui du meilleur film et de la meilleure réalisation).

Incendies (2010)

Denis Villeneuve fait l’objet de l’attention internationale à l’automne 2010 avec Incendies, une adaptation bouleversante de la pièce du même nom, lauréate d’un prix du Gouverneur général et écrite par Wajdi Mouawad. Cette coproduction Canada-France filmée à Montréal et en Jordanie dépeint la quête des jumeaux Jeanne (Mélissa Désormeaux-Poulin) et Simon (Maxim Gaudette) qui tentent d’honorer les derniers vœux de leur mère défunte, Nawal (Lubna Azabal) en retrouvant leur père et leur frère dans un pays anonyme du Moyen-Orient. Incendies raconte un récit puissant sur la migration et la survie en contrastant la vie de Nawal comme combattante de la liberté et prisonnière de guerre et l’enquête menée par Jeanne et Simon.

L’adaptation sombre et dure – mais toujours accessible – qu’offre Denis Villeneuve accentue les éléments de tragédie grecque du texte de Wajdi Mouawad, notamment les références à Œdipe. Incendies reçoit des critiques presque dithyrambiques à sa première au Festival du film de Venise et remporte le prix du meilleur long métrage canadien au TIFF, en plus d’une douzaine de prix internationaux dans d’autres festivals. Incendies gagne également huit prix Génie et neuf prix Jutra, dont les prix du meilleur film et de la meilleure réalisation aux deux cérémonies. Il est également admis au palmarès des dix meilleurs films de 2011 du New York Times et reçoit une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère. Grâce au succès international d’Incendies, Denis Villeneuve fait l’objet d’une rétrospective au Festival international du film de Karlovy Vary et est nommé dans la liste des dix réalisateurs à surveiller par le magazine Variety.

Prisoners et Enemy (2013)

En 2013, Hollywood commence à cogner à la porte du célèbre réalisateur d’Incendies. Il réalise cette année-là deux projets d’envergure : Enemy (v.f. Ennemi),une coproduction Canada-Espagne tournée à Toronto, et Prisoners (v.f. Prisonniers), un film à sensations fortes hollywoodien. Ambitieuse adaptation du roman L’Autre comme moi, de José Saramago, Ennemi met en vedette Jake Gyllenhaal dans le double rôle d’un professeur d’histoire taciturne en proie à un trouble intense après la rencontre de son sosie, un acteur arrogant et adultère. Ce suspense psychologique complexe, mais captivant, tire profit des tours de ciment de Toronto et de la qualité labyrinthique de ses condominiums pour créer une ambiance angoissante et déroutante. Récit maussade, surréel et ouvert à l’interprétation, Ennemi divise les critiques, mais remporte néanmoins cinq prix Écrans canadiens (dont celui de la meilleure réalisation pour Denis Villeneuve) et le prix du meilleur long métrage de la Guilde canadienne des réalisateurs.

Denis Villeneuve refait équipe avec Jake Gyllenhaal pour le drame Prisonniers, mettant aussi en scène Hugh Jackman, Viola Davis, Terrence Howard et Paul Dano. Ce film à sensations fortes, qui suit un détective (Jake Gyllenhaal) enquêtant sur la disparition de deux fillettes alors qu’un des pères (Hugh Jackman) décide de se faire justice lui-même, adopte l’atmosphère morose, la psychologie complexe et l’esthétique sombre qui caractérisent ses autres films. Produit pour 46 millions de dollars, le film connaît un succès commercial et critique, générant des recettes mondiales de 122 millions de dollars et s’attirant quelques distinctions, dont une nomination aux Oscars pour la direction photo de Roger Deakin. Fait impressionnant, Denis Villeneuve réalise Ennemi et Prisonniers sur une période d’à peine 18 mois.

Sicario (2015)

Le succès de Prisoners (v.f. Prisonniers) affirme non seulement le talent de Denis Villeneuve, mais également sa capacité à travailler à Hollywood, deux faits qui se cimentent avec sa production suivante, Sicario (2015). En effet, sa renommée est telle qu’il arrive à obtenir carte blanche pour la réalisation d’un film dont il a entièrement le contrôle. Sicario fait écho aux premières œuvres du réalisateur, avec son personnage féminin fort, l’agente du FBI Kate Macer (Emily Blunt), et son exploration presque clinique des horreurs du trafic des drogues au Mexique et des méthodes utilisées pour le combattre. Suivant la présentation de Sicario en compétition officielle au Festival de Cannes de 2015, Denis Villeneuve obtient à l’international une réputation de réalisateur de films d’auteur authentique et osé. Cette année-là, le film engrange des recettes mondiales de 86 millions de dollars, est en nomination pour trois Oscars et trois prix de la British Academy of Film and Television Arts (BAFTA), et fait partie du palmarès des dix meilleurs films de nombreuses critiques.

Arrival (2016)

Le succès critique et commercial de Prisoners (v.f. Prisonniers) et Sicario permet à Denis Villeneuve de réaliser sa première grande production hollywoodienne, le film Arrival (2016, v.f. Premier contact). Adapté de la nouvelle Story of Your Life (trad. L’Histoire de ta vie), de Ted Chiang – recommandée à Denis Villeneuve par le réalisateur montréalais Shawn Levy –, Premier contact applique le style austère et réfléchi du réalisateur à la science-fiction. Mettant en scène Amy Adams dans le rôle d’une linguiste intuitive qui reçoit le mandat d’établir un dialogue entre les humains et une mystérieuse race extraterrestre, Premier contact est tourné à Montréal et aux alentours de Rimouski, au Québec. L’équipe de tournage comprend quelques collaborateurs québécois auxquels Denis Villeneuve fait souvent appel, dont le chef décorateur Patrice Vermette, la créatrice de costumes Renée April, et le concepteur du son Sylvain Bellemare, qui remporte un Oscar et un BAFTA pour son travail sur ce film.

Contrairement à la plupart des superproductions de science-fiction, toutefois, Premier contact ne dispose que d’un budget modeste de 46 millions de dollars, et repose beaucoup plus sur ses idées et sa complexité que sur des effets spéciaux spectaculaires. À sa première à Venise, à Telluride et au TIFF, le film épate critiques et spectateurs grâce à sa prémisse inspirante, son exécution et ses thèmes. Plusieurs critiques notent d’ailleurs la pertinence de la parabole de Premier contact sur le pouvoir du langage dans le contexte de l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis. Premier contact reçoit huit nominations aux Oscars, notamment pour le meilleur long métrage et la meilleure réalisation – une première pour un réalisateur québécois –, ainsi que des nominations pour la meilleure réalisation aux BAFTA et au gala de la Directors Guildof America. Le film génère des recettes de plus de 185 millions de dollars.

Autres projets

En 2015, on annonce que Denis Villeneuve assurera la réalisation de la suite très attendue du classique de la science-fiction Blade Runner, réalisé par Ridley Scott. Blade Runner 2049 met en scène Ryan Gosling et Harrison Ford. En 2016, Denis Villeneuve s’engage également à diriger Jake Gyllenhaal dans une adaptation d’un roman policier de Jo Nesbo, The Son. En 2017, il annonce qu’il réalisera la nouvelle mouture cinématographique de Dune, de Frank Herbert, un roman culte de science-fiction reconnu pour les problèmes d’adaptation qu’il pose.

Style

Les films de Denis Villeneuve sont typiquement des drames psychologiques sombres marqués par une atmosphère oppressante et les thèmes récurrents du traumatisme, de la mémoire et de l’identité. Hormis Enemy (v.f. Ennemi), Prisoners (v.f. Prisonniers) et Blade Runner 2049, les personnages principaux du réalisateur sont toujours des femmes fortes et complexes. Parmi ses collaborateurs fréquents, on compte les directeurs photo Roger Deakins, André Turpin et Nicholas Bolduc, et le chef décorateur Patrice Vermette.

Vie personnelle

Denis Villeneuve annonce qu’il entretient une relation amoureuse avec la journaliste Tanya Lapointe quand ils arrivent ensemble à la première cannoise de Sicario, en 2015. Il est également père de trois enfants nés d’une union précédente et a, dans le passé, fréquenté l’actrice Macha Grenon.

Prix

Prix Génie

  • Meilleure réalisation (Maelström) (2001)
  • Meilleur scénario (Maelström) (2001)
  • Meilleur court métrage de fiction (Next Floor) (2009)
  • Meilleure réalisation (Polytechnique) (2010)
  • Meilleure réalisation (Incendies) (2011)
  • Meilleur scénario adapté (Incendies) (2011)

Prix Jutra (maintenant prix Iris)

  • Meilleure réalisation (Maelström) (2001)
  • Meilleur scénario (Maelström) (2001)
  • Meilleur court ou moyen métrage (Next Floor) (2009)
  • Meilleure réalisation (Polytechnique) (2010)
  • Meilleure réalisation (Incendies) (2011)
  • Meilleur scénario (Incendies) (2011)
  • Meilleur long métrage international (Incendies) (2012)

Prix Écrans canadiens

  • Meilleure réalisation (Ennemi) (2014)

Vancouver Film Critics Circle

  • Meilleure réalisation pour un film canadien (Maelström) (2001)
  • Meilleure réalisation pour un film canadien (Incendies) (2011)
  • Meilleure réalisation pour un film canadien (Ennemi) (2015)

Toronto Film Critics Association

  • Meilleur long métrage canadien (Polytechnique) (2009)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies) (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Ennemi) (2013)
  • Prix d’excellence, prix 20e anniversaire (2016)

Festival international du film de Toronto

  • Meilleur long métrage canadien – mention spéciale du jury (Maelström) (2000)
  • Prix Short Cuts – mention honorable (Next Floor) (2008)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies) (2010)

Autres

  • Prix de la New York Film Academy (REW-FFWD), Festival international du film de Locarno (1994)
  • Vidéoclip de l’année (Ensorcelée), prix Félix (1994)
  • Meilleur du festival (Querer : Cirque du Soleil), Yorkton Film Festival (1995)
  • Meilleur vidéoclip (Querer : Cirque du Soleil), Yorkton Film Festival (1995)
  • Meilleur long métrage canadien (Maelström), Festival des films du monde de Montréal (2000)
  • Prix FIPRESCI (Maelstöm), Festival international du film de Berlin (2001)
  • Prix SACD (Maelstöm), Festival du film d’Avignon (2001)
  • Meilleur court métrage canadien (Next Floor), Atlantic Film Festival (2008)
  • Meilleur court métrage canadien (Next Floor), Festival international du film de Calgary (2008)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Gimli Film Festival 2008)
  • Prix Shortwork (Next Floor), Whistler Film Festival (2008)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Festival international du film de Catalogne (2008)
  • Prix Canal+ du meilleur court métrage (Next Floor), Festival de Cannes (2008)
  • Prix Directors’ Choice (Next Floor), Rhode Island International Film Festival (2008)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), St. Louis International Film Festival (2008)
  • Prix spécial du jury (Next Floor), Festival international du film de Seattle (2009)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Anchorage International Film Festival (2009)
  • Meilleur court métrage narratif (Next Floor), Nashville Film Festival (2009)
  • Meilleur court métrage dramatique (Next Floor), Aspen Shortsfest (2009)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Festival international du film de Porto (Fantasporto) (2009)
  • Prix du public (Incendies), Cinéfest Sudbury (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies), Festival international du film de Calgary (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies), Festival international du film de Vancouver (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies), Atlantic International Film Festival (2010)
  • Grand Prix (Incendies), Festival du film de Varsovie (2010)
  • Prix du public (Incendies), Festival international de Valladolid (2010)
  • Meilleur scénario (Incendies), Festival international de Valladolid (2010)
  • Prix du Centre national des Arts, Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (2011)
  • Prix du public (Incendies), Festival international du film de Rotterdam (2011)
  • Prix du public – meilleur long métrage narratif (Incendies), Portland International Film Festival (2011)
  • Méliès d’argent (Ennemi), Festival international du film de Catalogne (2013)
  • Prix de la meilleure réalisation de l’année (Premier contact), Festival international du film de Santa Barbara (2017)
  • Meilleur film en langue étrangère (Premier contact), Cinema Brazil Grand Prize (2017)