Le terme francophonie est un terme du XXe siècle, utilisé depuis les années 1950, et il a deux acceptions. Il désigne le plus souvent l’ensemble des peuples et des communautés de tous les pays dont le français constitue la langue maternelle ou la langue d’usage. Il peut également désigner le réseau de plus en plus vaste et complexe des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux qui favorisent l’instauration, le maintien et le resserrement de liens privilégiés entre les francophones du monde. Finalement le mot Francophonie (habituellement alors avec F majuscule) sert de plus en plus comme désignatif abrégé de l’Organisation internationale de la Francophonie.

La francophonie démographique et sociohistorique

L’ensemble des peuples et des communautés de tous les pays dont le français est la langue maternelle ou la langue d’usage s’est mis en place exclusivement à cause du rayonnement colonial de la France et de la Belgique. La France a connu deux phases coloniales distinctes, la première au XVIIe siècle et la seconde au XIXe siècle.

La première phase coloniale française (XVIIe siècle) a ouvert les Amériques (les « Indes occidentales », sous forme de colonies de peuplement) et Pondichéry (les « Indes orientales », sous forme de colonies comptoirs) à la francophonie. Sur le continent américain, la graduelle pénétration coloniale des vastes territoires autochtones par les Français se configure autour des importants axes marins, fluviaux et lacustres suivants : côte de la Guyane (Cayenne), îles des Caraïbes (Guadeloupe, Martinique, Dominique, Jamaïque, Haïti), Golfe du Mexique (La Nouvelle-Orléans), fleuve Mississippi (Bâton Rouge), fleuve Missouri (Saint-Louis du Missouri), Grands Lacs, notamment les rives des lacs Huron, Érié et Ontario (Détroit, Sault Sainte-Marie, Fort Rouillé), fleuve Saint-Laurent (Montréal, Trois-Rivières, Québec, Tadoussac) jusqu’à son large estuaire, incluant l’Acadie (Louisbourg au Cap-Breton), la côte de Terre-Neuve (Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Jean de Terre-Neuve) et les États du Maine et du Vermont. Vaste, mal défendu, majestueusement accidenté et peu peuplé, le gigantesque bassin colonial français des Amériques partait donc de la Guyane et des Antilles et allait du territoire de la Louisiane (formé alors, partiellement ou totalement, des 15 États contemporains et régions suivants : Louisiane actuelle, Missouri, Arkansas, Oklahoma, Nord du Texas, Nord-Est du Nouveau-Mexique, Colorado, Kansas, Nebraska, Wyoming, Montana, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Iowa, Minnesota) jusqu’à la Nouvelle-France proprement dite (formée des Pays d’en Haut et de la vallée du Saint-Laurent).

Des cinq nations européennes ayant laissé une trace démographique dans les Amériques, trois ont vu s’instaurer une inversion démographique majeure entre les anciennes colonies et les anciennes métropoles, au détriment de ces dernières (Espagne, Portugal, Angleterre — il y a aujourd’hui plus d’hispanophones, de lusophones et d’anglophones dans le Nouveau Monde que dans l’ancien). Deux de ces nations européennes coloniales n’ont pas produit une telle inversion démographique (la France et les Pays-Bas — les francophones et les néerlandophones sont aujourd’hui moins nombreux dans les Amériques que dans leur ancienne métropole européenne d’origine). Pour des raisons démographiques, sociohistoriques et géopolitiques, la seconde moitié du XVIIIe siècle marque le passage de la quasi-intégralité du domaine francophone des Amériques sous la domination britannique (puis, après le schisme anglo-saxon de 1776, la domination américaine et canadienne). Quatre dates sont à retenir pour délimiter cette première phase coloniale française : 1608 (fondation de Québec par les Français), 1670 (prise de la Jamaïque par les Britanniques qui devient alors une terre d’accueil non coloniale pour les huguenots français), 1760 (capitulation de Montréal devant les Britanniques) et 1803 (révolution haïtienne et vente du Territoire de la Louisiane aux Américains par Napoléon Bonaparte).

La seconde phase coloniale française et la première phase coloniale belge (XIXe siècle) ont ouvert le Moyen-Orient (Liban, Syrie), l’Indochine (Viêt Nam, Laos, Cambodge) et surtout l’Afrique à la francophonie. Sur le continent africain, la brutale aventure coloniale se solde par la conquête et l’occupation par la France et la Belgique des régions et des royaumes, tous densément peuplés d’importants groupes humains aux cultures séculaires et qui se nomment aujourd’hui : Maroc, Algérie, Tunisie, Tchad, Gabon, Mali, Niger, Burkina Faso, Centrafrique, Cameroun, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Sénégal, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Congo-Brazzaville, Comores, Madagascar, Maurice, île de la Réunion, Seychelles (occupés par la France), Congo-Kinshasa, Rwanda, Burundi (occupés par la Belgique). Cette phase coloniale dure environ 120 ans (1840-1960) et son impact démographique local (immigration de colons français et belges en Afrique) est largement inférieur à son impact linguistique, lui-même assez difficile à circonscrire adéquatement dans plusieurs pays (sur l’implantation du français comme langue seconde en Afrique, on peut au moins mentionner de façon relativement assurée son importance en Algérie et au Congo-Kinshasa). Déclenché ensuite après 1945 par de puissants mouvements de décolonisation débouchant parfois sur de violents théâtres de guerre (notamment la guerre d’Algérie et la guerre d’Indochine), le passage de ces pays en phase postcoloniale s’accompagne d’une redéfinition, parfois difficile et douloureuse, du rapport politique à leur ancienne métropole.

On évalue, d’une façon qu’il convient en toute justice de qualifier de maximaliste, le nombre actuel des francophones à 240 millions. Environ 65 millions d’entre eux vivent en France et environ 13 millions dans les Amériques, notamment au Canada (voir Langue française au Canada) et aux États-Unis (voir Franco-Américains). L’Algérie compterait 11 millions de francophones et le Congo-Kinshasa (l’ancien Zaïre qu’on appela longtemps le Congo belge), 33 millions. L’immense majorité des francophones hors France sont bilingues ou polyglottes et l’immense majorité des locuteurs africains de la Francophonie n’ont pas le français comme langue première ou maternelle.

Vers un Commonwealth francophone

Exception faite des organisations internationales mises sur pied et dirigées par la France coloniale ou postcoloniale, par exemple l’Alliance française (1883), la Francophonie comme institution internationale est relativement jeune. Les premières associations véritablement multilatérales qui se consacrent au rapprochement des groupes francophones ont été fondées au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale : par exemple la Fédération internationale de la presse de langue française (Paris, 1948), l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (Montréal, 1961) et l’Institut international de droit d’expression française (1964). Tous ces organismes sont non gouvernementaux, même s’ils bénéficient souvent de subventions gouvernementales. Les regroupements privés de la francophonie internationale continuent de se développer rapidement si bien qu’on dénombrait vers 1990 une cinquantaine de fédérations, de communautés, d’académies, d’associations et d’instituts francophones qui œuvraient et œuvrent encore au renforcement des liens de coopération, et ce, dans des domaines très divers.

En 1967, des députés de quelque 20 parlements nationaux se sont réunis au Luxembourg pour créer l’Association internationale des parlementaires de langue française. Deux ans plus tard, une conférence internationale réunissait au Zaïre (Congo-Kinshasa) 20 ministres de l’éducation qui représentaient, officiellement cette fois, leurs gouvernements respectifs. En 1970, les délégués ministériels de 21 pays se sont réunis à Niamey, au Niger, pour fonder la première institution permanente : l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), un important organisme international de coopération multilatérale entre gouvernements et l’un des ancêtres directs de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L’ACCT regroupe des États de langue française qui ont des objectifs communs, notamment le développement de la culture, de l’éducation, des sciences et des techniques. La première réunion à part entière de l’ACCT a eu lieu à Versailles en 1986. Des délégations de membres et de non-membres se sont ensuite retrouvées à Québec en 1987 : Belgique, Bénin, Burkina Faso (Haute-Volta), Burundi, Canada, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Dominique, Égypte, France, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Laos, Liban, Luxembourg, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, île Maurice, Monaco, Niger, République Centrafricaine, Rwanda, Sainte-Lucie, Sénégal, Seychelles, Suisse, Tchad, Togo, Tunisie, Viêt Nam et Zaïre. Deux provinces canadiennes, le Québec et le Nouveau-Brunswick, avaient dans cette assemblée le statut de gouvernements membres. Le sommet suivant a eu lieu à Dakar au Sénégal en 1989.

On établit alors un parallèle entre la francophonie internationale et le Commonwealth et, de fait, ces deux réseaux présentent plusieurs similitudes : tous deux comptent dans leurs rangs des pays en développement et des pays industrialisés et se composent en grande partie d’anciennes colonies qui ont en général accédé à l’indépendance après la Deuxième Guerre mondiale. Enfin, tous deux se sont fixé dans l’ensemble les mêmes objectifs généraux d’entraide, de coopération et de développement dans tous les domaines. Cependant, leurs structures sont très différentes. Par exemple, et bien que cette éventualité ait été maintes et maintes fois envisagée au siècle dernier, la Francophonie ne possède pas vraiment, avant 1991, l’équivalent des rencontres au sommet qui réunissent, depuis 1971, les chefs d’État du Commonwealth tous les deux ans.

L’Organisation internationale de la Francophonie

Un autre ancêtre immédiat de l’Organisation internationale de la Francophonie est mis en place en 1984 sous la présidence de François Mitterrand et la vice-présidence de Léopold Sédar Senghor. Il s’agit du Haut Conseil de la Francophonie. Ce conseil a alors pour mandat de réfléchir sur la situation de la langue française dans le monde et de proposer des actions précises au sein de l’espace francophone international. Dans la mouvance des premiers sommets francophones de Versailles (1986), Québec (1987) et Dakar (1989), on regroupe désormais l’ACCT, Le Haut Conseil et l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) au sein d’un seul organisme fédérateur, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le quatrième sommet de l’OIF qui finalise cette fusion fédératrice des organismes de la Francophonie a lieu à Paris (France) en 1991. Le rythme d’un sommet aux deux ans est alors officiellement instauré : Grand Baie (île Maurice) en 1993, Cotonou (Bénin) en 1995, Hanoï (Viêt Nam) en 1997, Moncton (Canada) en 1999, Beyrouth (Liban) en 2002, Ouagadougou (Burkina Faso) en 2004, Bucarest (Roumanie) en 2006, Québec (Canada) en 2008, Montreux (Suisse) en 2010, Kinshasa (Congo) en 2012, Dakar (Sénégal) en 2014, Antananarivo (Madagascar) en 2016. Événement international désormais d’une ample envergure, chacun de ces sommets permet à l’aire géographique de la Francophonie qui l’organise de promouvoir et de mettre spécifiquement en valeur les vues d’ensemble et les orientations générales qu’elle entend insuffler au grand organisme ayant finalement pris corps.

La structure institutionnelle de l’Organisation internationale de la Francophonie est rendue opérationnelle à travers le Secrétariat général de la Francophonie qui lui-même s’efforce de coordonner l’action des agences et organismes suivants, relevant de lui et qu’on appelle communément les opérateurs. L’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) gère un certain nombre de programmes de coopération dans les domaines de l’éducation et de la culture. Les activités de cette agence sont décidées lors des Conférences ministérielles de la francophonie. L’Agence universitaire de la Francophonie(AUF), qui existe depuis 1961, rassemble et coordonne l’action des établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans le monde francophone. L’Université Senghor d’Alexandrie(Égypte), créée par le Sommet de Dakar (Sénégal, 1989) assure un enseignement ciblé en langue française et a été reconnue d’utilité publique internationale. L’Association internationale des maires francophones (AIMF), regroupant 156 capitales et métropoles de 46 pays francophones, s’intéresse aux problématiques d’urbanisme et de gestion municipale dans le monde francophone. Finalement les chaînes TV5 et France 24 sont les seules chaînes de télévision en langue française disponibles dans le monde entier ou presque.

Il existe par ailleurs d’autres organismes de la Francophonie qui sont ouvertement satellisés à l’OIF tout en fonctionnant comme des entités autonomes. On peut nommer, entre autres, le Conseil permanent de la Francophonie qu’on appelle aussi Conférence ministérielle de la Francophonie. C’est l’instance la plus politiquement marquée de l’organisation. S’y arrêtent un certain nombre de lignes générales concernant l’action coordonnée des pays francophones au plan international. C’est de cette instance qu’émane notamment la Direction de la Francophonie économique. Outre la conférence des ministres chargés de la Francophonie et son bras économique, existent aussi la Conférence des ministres francophones de l’éducation nationale des pays ayant le français en partage (CONFEMEN) et la Conférence des ministres francophones de la Jeunesse et des Sports des pays d’expression française (CONFEJES). Ces instances arrêtent les lignes générales reliées à leurs champs spécifiques d’expertise. L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) rassemble des représentants des parlements nationaux. Elle contribue aussi au rayonnement de la langue française et à la promotion de la diversité des expressions culturelles. Elle est un lieu de débats, de propositions et d’échanges d’informations sur tous les sujets d’intérêt commun à ses membres. Elle met aussi en œuvre des actions dans les domaines de la coopération interparlementaire au sein des parlements de l’espace francophone.

Finalement l’OIF dispose d’un certain nombre de compagnons de route institutionnels comme le Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF) ou le Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) dont les actions circonscrites sont ouvertement concertées avec les objectifs fondamentaux de l’OIF.

Rôle du Canada au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie

Le Canada œuvre activement au sein de la francophonie internationale depuis ses tout premiers débuts, dans le secteur public comme dans le secteur privé. Les orientations fondamentales des trois Sommets de la Francophonie ayant été tenus à ce jour au Canada permettent de clairement cadrer la teneur de l’intervention canadienne au sein de la Francophonie.

Sommet de Québec (1987)

Le Sommet de Québec a formulé et stabilisé les secteurs prioritaires de la Francophonie : l’agriculture, l’énergie, les sciences, le développement technologique, la langue ainsi que la communication et la culture. L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), dont le siège social est à Québec, et le Forum francophone des Affaires, une organisation non gouvernementale qui regroupe les gens d’affaires francophones, ont vu le jour lors de ce sommet. Le Canada y a également annoncé une contribution de 17 millions de dollars pour appuyer des projets en Afrique francophone ainsi qu’une remise de dettes de 325 millions de dollars accordés à titre de prêts à divers pays africains.

Sommet de Moncton (1999)

Placé sous le thème de la jeunesse, le Sommet de Moncton a permis de souligner l’apport essentiel des jeunes à l’avenir de la Francophonie et du monde en général. Deux thèmes subsidiaires, l’économie et les nouvelles technologies, y ont également fait l’objet de discussions. À Moncton, les chefs d’État et de gouvernement ont également décidé de tenir trois conférences sectorielles orientant les activités futures de la Francophonie : un symposium sur le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, à Bamako, au Mali, une conférence ministérielle sur la Culture, à Cotonou, au Bénin, et la première Conférence des femmes de la Francophonie, à Luxembourg.

Sommet de Québec (2008)

Ce Sommet de la Francophonie a été présidé par le premier ministre du Canada, Stephen Harper. Le Canada et le Québec en ont été les co-hôtes, en partenariat avec le Nouveau-Brunswick. La conférence s’est déroulée sur fond de crise financière, de crise alimentaire et de conflits régionaux dans l’espace francophone. La formule du Sommet a été renouvelée avec la désignation de quatre enjeux au lieu d’un seul (démocratie et état de droit, environnement, gouvernance économique, langue française) et la tenue de tables rondes sectorielles. Les chefs d’État et de gouvernement ont adopté une déclaration ambitieuse (la Déclaration de Québec) qui contient des engagements concrets relatifs à ces quatre enjeux du Sommet ainsi qu’à la crise financière et alimentaire. Les échanges ont aussi permis de faire progresser plusieurs priorités, notamment en matière de sécurité, par l’engagement de la Francophonie à redoubler d’efforts pour la stabilisation sociale dans certains pays d’Afrique et à renforcer les capacités des États francophones en matière de maintien de la paix. Sur le plan de la gouvernance démocratique, la Francophonie s’est engagée à assurer une meilleure protection des journalistes. Quant à la gouvernance économique, les chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie ont consenti à soutenir la tenue d’un sommet mondial sur la crise financière et la réforme du système économique international.

Le Canada est incontestablement un partenaire politique et financier crucial de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il participe activement à tous les niveaux décisionnels de l’organisation. Ainsi, désormais, non seulement le Parlement du Canada, mais ceux de plusieurs provinces canadiennes sont des intervenants institutionnellement reçus de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Y figurent en effet aujourd’hui, d’origine canadienne, cinq Membres (Canada, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse) et quatre Associés (Alberta, Colombie-Britannique, Île-du-Prince-Édouard, Saskatchewan). On notera aussi que le 30 novembre 2014, Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada, est désignée secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie lors du XVᵉ Sommet de la Francophonie à Dakar (Sénégal). Elle est non seulement la première femme à diriger la Francophonie, mais également la première Canadienne.

La Francophonie économique

Ce que l’on appelle, surtout depuis, 2014, la Francophonie économique vise à rendre plus discernable, efficace et visible le travail des acteurs publics et privés dans leurs stratégies et politiques de développement économique et social, de réduction de la pauvreté et de création de la croissance dans le monde francophone. En marge du Sommet de Dakar de 2014, la Direction de la Francophonie économique a explicitement produit un Bilan de l’action de l’OIF dans le domaine économique et formulé une Stratégie économique pour la Francophonie. Celle-ci espère concilier croissance économique, lutte contre la pauvreté et les inégalités, sauvegarde de l’environnement et préservation du patrimoine culturel. Pour cela, elle appelle à approfondir les processus démocratiques, à renforcer l’État de droit, la gouvernance, les droits de la personne et l’égalité entre les femmes et les hommes. La Stratégie économique pour la Francophonie vise également à impliquer davantage les acteurs locaux du développement, de la société civile, du secteur privé et de la diaspora des territoires nationaux concernés par son action. Il est net qu’il existe une corrélation directe, hautement susceptible de s’amplifier avec les années, entre Francophonie économique et progrès économique de l’Afrique. Le fait est que 23 pays de la Francophonie, majoritairement africains, figurent parmi les 48 pays les moins avancés économiquement de la planète. Un travail immense reste à faire et la nécessité d’une vaste concertation internationale en matière de progrès économique, social et environnemental est indubitable, tant en francophonie que dans toutes les autres portions du monde.