Lise Watier

Lise Watier (Montréal, 1942) Enfant unique et choyée, Lise Watier s'est toujours intéressée à la beauté féminine et en a fait son parcours de vie. C'est durant les années 1980 qu'elle débute sa carrière à l'antenne de la radio et télévision québécoises en animant des émissions pour le public féminin. À l'écoute des besoins de son auditoire, elle décide de se lancer en affaires et amorce ainsi une lancée qui la mènera dans les hautes sphères de l'entreprenariat des produits de beauté.

Débuts

En 1968, elle fonde sa maison de soins de beauté, l'Institut Lise Watier. Concept innovateur pour l'époque car, en plus des soins de beauté qu'elle prodigue à sa clientèle, elle donne aussi des cours sur différents sujets, allant du maquillage jusqu'à la revalorisation de soi. Devant le manque de produits répondant à ses hauts critères et fidèle à la biographie de son mentor, Helena Rubinstein, Lise Watier se met elle-même à la création et à la fabrication de ses produits, travaillant de pair avec un chimiste qui lui enseigne l'ABC de la cosmétologie. Mariée alors à un Mexicain et voyageant beaucoup dans ce pays, elle s'intéresse à une plante fort utilisée là-bas, l'aloe vera, aux vertus hydratantes et cicatrisantes. Elle l'introduit dès lors dans ses produits hauts de gamme, produits qui se retrouvent distribués partout dans le monde grâce à sa nouvelle maison, Lise Watier cosmétiques. En hommage à son mari, elle lance son premier parfum Andrade, inspiré de son prénom.

Hauts et les bas

En 1990, Lise Watier perd son usine de fabrication lors d'un incendie ravageur. Qu'à cela ne tienne, une nouvelle maison reprend de l'essor. Ses produits sont présentés à Paris, capitale de la cosmétologie et de la parfumerie et reçoivent un accueil plus que favorable. Ils se retrouvent aussi en Arabie saoudite, en Espagne et au Japon, aux États-Unis, aux Philippines et en Russie. Vient ensuite son nouveau parfum, Neiges, en hommage aux femmes du Québec. « Je voulais un produit typiquement québécois qui nous ressemble et nous démarque parce que nous sommes des femmes sensibles mais tenaces et persévérantes ». Ce parfum, fétiche de sa créatrice et de sa Maison, occupera pendant des années la première place des ventes au Québec et au Canada. En 2007, Lise Watier vend sa compagnie à ses partenaires ontariens, Imperial Capital Corporations, mais reste, avec son mari et ses deux filles, impliquée dans l'entreprise qui offre maintenant une gamme de plus de 350 produits.

Forte de son souci d'aider les femmes, Lise Watier crée la Fondation Lise Watier qui se donne pour mission d'aider les femmes et les jeunes filles dans le besoin afin de leur procurer une vie meilleure. En partenariat avec la Mission Old Brewerey, la Fondation a aidé à financer la création du Pavillon Lise Watier situé dans le quartier défavorisé de Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Ce pavillon de 29 logements sert à accueillir des itinérantes, à les aider à surmonter leurs problèmes de dépendances et à repartir du bon pied.

Honneurs

Lise Watier a remporté nombre de prix et reconnaissances au cours de sa carrière. En 1984, la ville de Montréal reconnaît le talent de Lise Watier en la nommant Grande Montréalaise de l'avenir, catégorie affaires et dans cette suite, elle se mérite en 1986, le fort convoité Prix international Veuve Clicquot.. Le magazine torontois, Profit Magazine, reconnaît son apport dans le milieu des affaires en la plaçant parmi les dix entrepreneurs canadiens de la décennie. De 1993 à 1998, elle sera nommée Femme de l'année par la maison Léger & Léger. C'est en l'an 2000 que le gouvernement du Québec lui décerne le titre d'Officier de l'ORDRE NATIONAL DU QUÉBEC. Nombre d'universités ont aussi reconnu les succès de Lise Watier. On pense à l'Université McGill qui lui décerne en 2002, son Prix de la gestion et à l'Université du Québec à Montréal qui lui offre en 2010, un doctorat honorifique. En 2012, Lise Watier est reçue officier de l'ORDRE DU CANADA.