Alexander Mackenzie, entrepreneur en bâtiment, rédacteur en chef de journal, deuxième premier ministre du Canada de 1873 à 1878 (près de Dunkeld, Écosse, 28 janvier 1822 -- Toronto, Ont., 17 avril 1892). Mackenzie émigre au Canada en 1842 et finit par s'installer dans la région de Sarnia, où il travaille dans le domaine de la construction avec son frère. Au début des années 1850, il devient le rédacteur en chef d'un journal réformiste, le Lambton Shield, et un partisan de George BROWN. Il siège d'abord à l'Assemblée législative de la PROVINCE DU CANADA en 1861. Il soutient la CONFÉDÉRATION, mais refuse la présidence du Conseil quand Brown quitte la coalition en 1865. Mackenzie est élu à la Chambre des communes, puis à l'Assemblée législative de l'Ontario en 1867, où il siège jusqu'à l'abolition de la double représentation. Il restera cependant aux Communes jusqu'à sa mort.

Après le renversement du gouvernement de sir John A. MACDONALD, à la suite du SCANDALE DU PACIFIQUE, Mackenzie forme, en 1873, le premier gouvernement libéral du Canada. Homme intègre et travailleur, il manque toutefois d'imagination. Il agit à titre de ministre des Travaux publics au sein de son propre gouvernement et tente de construire une liaison ferroviaire transcontinentale grâce à un mécanisme d'autofinancement. Ce projet a quelque succès, mais reçoit peu d'appui de la part de la population. Selon plusieurs, la diligence dont il fait preuve dans ce dossier nuit à son rôle de dirigeant aux Communes. Néanmoins, pendant son court mandat, son gouvernement crée la Cour suprême, le Bureau du vérificateur général et jette les bases d'un système électoral moderne. Aux élections de 1878, le gouvernement de Mackenzie est battu par le parti de Macdonald sur la question de la POLITIQUE NATIONALE proposée par les conservateurs.

Mackenzie demeure à la tête de son parti pour deux autres années. Par la suite, des problèmes de santé et la menace d'une rébellion au sein du parti l'obligent à se retirer pour céder la place à Edward BLAKE. Il refuse plusieurs fois le titre de chevalier et rédige divers ouvrages pendant sa retraite, notamment The Life and Speeches of George Brown (1882).