Les racines du rock dans les années 1940 et 1950

Le rock 'n' roll et la musique rock émergent dans les années 1950 et 1950 de styles musicaux afro-américains (comme le jump blues, le rhythm and blues et le blues électrique) et de styles blancs (comme le swing, le swing western et la musique country). Le terme « rock » est utilisé pour la première fois à la fin des années 1940 dans des chansons « rhythm and blues » des États-Unis. Au début des années 1950, le disc-jockey blanc américain Alan Freed (1922-1965) commence à l'employer beaucoup pour de la musique destinée à la nouvelle classe socio-économique des adolescents. Parmi les vedettes du rock les plus connues de 1955 à 1959 figurent des Afro-américains comme Chuck Berry, Bo Diddley, Fats Domino et Little Richard ainsi que des Américains blancs comme Bill Haley, Buddy Holly, Jerry Lee Lewis et Elvis Presley. Le rock devient un phénomène international important, y compris au Canada, même si, jusqu'aux années 1960 et au développement de la musique rock, presque toutes ses vedettes viennent des États-Unis.

Particularités stylistiques du rock

Du point de vue des paroles, les chansons rock portent souvent sur des sujets pour les jeunes comme les rendez-vous amoureux, les voitures et l'école. Musicalement, son rythme est très énergique, en 4/4, très marqué et principalement centré sur une ou plusieurs guitares électriques, d'une contrebasse ou d'une basse électrique et d'une batterie. Certains artistes utilisent aussi beaucoup le piano ou des saxophones et d'autres instruments similaires de formes plus anciennes. De nombreuses chansons rock suivent de manière assez conforme le schéma du blues en trois accords et 12 mesures ou, parfois, l'alternent avec un refrain ou un couplet musicalement distinct. Contrairement à Tin Pan Alley et à sa musique pop, les musiciens rock écrivent souvent leurs propres chansons (Presley est une exception) ou créent leur style de chant, de guitare ou de piano très personnel. Certains styles pop des années 1950 et du début des années 1960 (comme ceux des groupes vocaux et des « idoles des adolescents », dont des Canadiens comme Crew-Cuts et Paul Anka) sont, à l'époque, également considérés comme étant du « rock 'n' roll ».

Débuts du rock canadien, 1958-1963

La première vedette de rock canadienne susceptible d'avoir une carrière internationale est l'expatrié américain Ronnie Hawkins. Son enregistrement américain de « Mary Lou » en 1959 et sa reprise du succès de 1955 de Chuck Berry « Forty Days » (qu'il enregistre en 1959 aux États-Unis) sont assez bien classés aux premiers palmarès canadiens de radio de 1959-1960. Bien que Hawkins ne soit jamais réellement devenu une vedette importante, même au Canada, avec ses divers groupes, il se fait connaître comme recruteur acharné de jeunes musiciens canadiens prometteurs. Un de ses premiers groupes, Ronnie Hawkins et les Hawks, enregistre en 1963 une reprise de « Who Do You Love? » de Bo Diddley. Cette version des Hawks devient ensuite The Band, avec Robbie Robertson.

The Asteroids effectue, vers 1958, le premier enregistrement rock au Canada atlantique (« Shhhhh Blast Off » et « Don't Dig This Algebra » chez Rodeo Records à Halifax) et, en 1959, les Beau-Marks de Montréal enregistrent le premier succès rock canadien international (« Clap Your Hands » chez Quality Records, paru en 1960). Bobby Curtola enregistre aussi son premier succès canadien (« Hand in Hand with You » chez Tartan Records, également paru en 1960).

Émergence de la musique rock, 1963-1969

La musique rock du milieu à la fin des années 1960 évolue de diverses manières. On observe une complexité grandissante de la structure des chansons et des paroles ainsi qu'un intérêt élargi pour les formes anciennes de blues des États-Unis et pour l'enregistrement de chansons ou d'albums en tant qu'unités artistiques cohérentes. Cela implique aussi une exploration d'accords plus approfondies, d'harmonies modales, de registres instrumentaux et vocaux de plus en plus sophistiqués et même l'utilisation occasionnelle de styles de chansons populaires du début du 20e siècle. Les musiciens anglais excellent tellement dans ce type d'exploration que l'Amérique du Nord connaît une « invasion anglaise » avec les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, les Who, les Yardbirds, les Hollies, Gerry & the Pacemakers et Cream. Ils sont suivis par beaucoup de groupes canadiens, notamment Little Caesar & the Consuls, Ritchie Knight & the Mid-Knights et Jon & Lee & the Checkmates. Un bon nombre d'importants clubs rock ouvrent leurs portent à Toronto dans les années 1960, comme Le Coq D'or, le Rock Pile et l'Electric Circus.

The Paupers (de l'enregistrement Magic People) est le premier groupe rock canadien à décrocher un contrat d'enregistrement américain et les Ugly Ducklings, qui sortent le succès international « Nothin' », font la première partie des Rolling Stones en 1966 au Maple Leaf Gardens.

L'ère psychédélique, 1967-1969

En 1967, le nouveau rock expérimental et psychédélique des États-Unis (avec Jefferson Airplane et Grateful Dead entre autres) influence divers groupes canadiens, dont Luke & the Apostles, Mandala (avec le guitariste Domenic Troiano), Robbie Lane & the Disciples (qui enregistrent en 1964 avec Ronnie Hawkins), Bobby Taylor & the Vancouvers (avec Tommy Chong, un futur comédien), Motherlode, les Haunted, Kensington Market, groupe marquant mais éphémère, et l'orchestre de jazz-rock Lighthouse, grande source d'inspiration pour beaucoup. Stylistiquement, de tels groupes explorent les possibilités des performances live (souvent en improvisation), les influences de cultures non occidentales ou les drogues ainsi que l'utilisation de studios d'enregistrement et des effets instrumentaux (particulièrement de guitare). Parmi les événements à plus grande échelle figurent des concerts gratuits au Nathan Phillips Square de Toronto (généralement avec d'importants groupes américains comme Jefferson Airplane mais aussi avec Lighthouse en 1969), une série de concerts d'une semaine en 1967 à l'O'Keefe Centre de Toronto (avec Luke & the Apostles en première partie de Jeferson Airplane et de Grateful Dead), l'Expo 67 de Montréal et le Pop Festival ainsi que le Rock 'n' Roll Revival Show de Toronto (tous deux au Varsity Stadium de l'Université de Toronto). Ce dernier présente l'une des premières apparitions de John Lennon sans les Beatles.

Musique rock des États-Unis impliquant des Canadiens, 1965-1972

Le groupe d'influence folklorique populaire Lovin' Spoonful comprend Zal Yanovsky et le groupe similaire the Mamas and the Papas, Dennis Doherty. Auparavant, les deux musiciens ont fait partie de groupes canadiens plus folkloriques (dont, ensemble, le Halifax Three Plus One) et sont membres de groupes américains similaires (comme les Mugwumps et le Journeymen). Neil Young joue de la guitare, chante et écrit des chansons pour plusieurs groupes au Canada de 1963 à 1966 (particulièrement les Squires et les Mynah Birds), collabore de 1966 à 1970 avec plusieurs groupes américains de folk-rock très populaires (Buffalo Springfield et Crosby, Stills, Nash & Young) et lance également sa carrière solo en 1968-1970. Galt MacDermot écrit la musique du rock-opéra Hair (1967). En 1965-1966, le groupe Levon and the Hawks (nommé en l'honneur de Levon Helm, le batteur du groupe, originaire de l'Arkansas, et de tous les anciens membres des Hawks de Ronnie Hawkins) travaille avec l'auteur-compositeur-interprète américain Bob Dylan lors de sa transition vers le rock-folk électrique. Ils établissent un style rock « roots » très influent et adoptent le nom the Band. Le groupe rock de contre-culture Steppenwolf (« Born to be Wild ») se forme en 1967 mais provient de Toronto, où il est auparavant un groupe de blues-rock nommé Sparrow.

Le groupe rock d'influence jazz Blood, Sweat & Tears de 1968-1972 comprend l'auteur-compositeur-interprète anglais élevé au Canada David Clayton-Thomas, qui se produit auparavant au Canada avec Bossmen et sous le nom de David Clayton-Thomas and the Fabulous Shays. Les seuls Canadiens (tous installés aux États-Unis) qui se produisent au festival de Woodstock qui se déroule en 1969 aux États-Unis sont Neil Young (avec Crosby, Stills, Nash & Young), le groupe majoritairement canadien the Band et David Clayton-Thomas (avec Blood, Sweat & Tears).

Contenu canadien et succès internationaux, 1969-1977

Dans les années 1970, se développe une industrie d'enregistrement canadienne plus substantielle et une réglementation sur la teneur en émissions canadiennes des diffusions et l'utilisation de salles polyvalentes, de stades sportifs et d'amphithéâtres pour les concerts de musique populaire. Ainsi, les musiciens populaires peuvent se bâtir un public plus nombreux au Canada ou à l'étranger sans avoir à s'installer de manière permanente aux États-Unis. De 1969 à 1972, Guess Who est le groupe le plus populaire au Canada - et l'un des plus populaires du monde d'ailleurs -, avec de nombreux succès dont « American Woman » en 1970 (le premier no 1 aux États-Unis d'un groupe rock canadien). L'auteur-compositeur et guitariste du groupe, Randy Bachman, forme alors Bachman-Turner Overdrive, qui produit des chansons qui fonctionnent aussi bien, notamment « Takin' Care of Business » (1973). L'orchestre jazz-rock Lighthouse connaît quelques réussites internationales (comme « One Fine Morning », 1970) et le Five Man Electrical Band (anciennement les Staccatos) sort « Signs », une chanson qui s'attaque à l'establishment. Certains membres des Hawks de Ronnie Hawkins forment Crowbar, qui se fait connaître au Canada (particulièrement avec « Oh, What a Feeling » en 1971).

Le Transcontinental Pop Festival de 1970, qui se déroule dans tout le Canada, présente plusieurs groupes rock canadiens : Mashmakhan (qui sort cette année-là le succès psychédélique international « As the Years Go By »), le groupe de rock country d'Ian et Sylvia Tyson (Great Speckled Bird) et le Full-Tilt Boogie Band (qui est le groupe d'accompagnement de la chanteuse de blues-rock américaine Janis Joplin). Le groupe rock artistique anglais Procol Harum enregistre son album live de 1972 avec l'Orchestre symphonique d'Edmonton. Parmi les autres groupes canadiens de cette époque figurent Copperpenny, Fluud et les groupes québécois Beau Dommage et Harmonium.

Blues rock et fusions similaires, fin des années 1960 - années 2000

Le blues établissant une bonne base autant pour le rock 'n' roll que pour la musique rock, il n'est pas surprenant que de nombreux groupes et artistes solo explorent le blues-rock et d'autres types de fusions. Les solos improvisés (particulièrement à la guitare électrique) et les longues performances live constituent le lieu d'exploration par excellence pour ce style. De la fin des années 1960 au début des années 2000, s'y intéressent McKenna Mendelson Mainline (avec le futur iconoclaste du solo Mendelson Joe), King Biscuit Boy, le Dutch Mason Blues Band, Colin Linden, Pat Travers, David Wilcox, Matt Minglewood, Offenbach, le Downchild Blues Band (aussi connu sous le nom de Downchild), le Powder Blues Band (aussi connu sous le nom de Powder Blues), les Blues Brothers (basés aux États-Unis mais avec le comédien canadien Dan Aykroyd) et Long John Baldry (originaire d'Angleterre et citoyen canadien depuis 1980). Parmi les groupes et les artistes plus jeunes qui explorent ce genre de styles figurent le Jeff Healey Band (comprenant le jazz « post-blues-rock » en solo de Healey et d'autres œuvres), Colin James, Big Sugar et les groupes de reprise Doug and the Slugs, Shadowy Men on a Shadowy Planet (grandement instrumental) et les Deadly Snakes.

Hard rock, rock progressif, heavy metal et rock destiné au grand public, années 1970-1980

Le hard rock, le rock progressif et le heavy metal constituent d'importants sous-genres de musique rock destinés aux albums dans les années 1970 et 1980, et de nombreux artistes canadiens les explorent adroitement et les combinent. Cette musique éclectique implique aussi souvent des chansons plus longues (même si elles sont souvent entièrement composées et non improvisées), un certain nombre de paroles idéologiques ou de science-fiction, la possibilité d'influences de musique classique ou de fusion jazz-rock et, dans certains cas, des constructions métriques considérablement élargies. Le heavy metal se concentre souvent sur la puissance et la distorsion, sur une voix aigue de ténor et sur la virtuosité à la guitare. Parmi les artistes de ces divers styles figurent Mahogany Rush (mené par Frank Marino), le groupe de hard rock et de rock progressif Rush (le groupe de rock d'album canadien le plus populaire internationalement), les groupes progressifs employant des synthétiseurs FM et Saga et les groupes de pop-rock éclectiques (incluant des « ballades rock ») April Wine, Trooper, Max Webster (avec Kim Mitchell, une future artiste solo), Sweeney Todd et Chilliwack (à l'origine sous le nom de Classics and the Collectors), entre autres. Ils comprennent aussi les artistes de hard rock et de rock de stade Prism, Triumph, Harlequin, Streetheart, Red Rider (avec Tom Cochrane, un futur artiste solo), les Kings, Loverboy et Bryan Adams en plus des artistes de heavy metal Goddo, Helix et Lee Aaron, du groupe de « trash metal » Voivod et des artistes de hard rock comme les Headpins (incluant d'anciens membres de Chilliwack), Toronto (avec la chanteuse Holly Woods), Sheriff, Aldo Nova, Honeymoon Suite, Frozen Ghost (avec les anciens membres de Sheriff) et Platinum Blonde.

Punk, post-punk, new wave et hardcore, fin des années 1970 - début des années 1990

Le punk rock est axé sur une actualisation brute, sans finition et parfois scatologique de l'énergie et de l'attitude de certaines vedettes du rock 'n' roll des années 1950. Les styles post-punk, le new wave en particulier, émergent de la combinaison de certains éléments punk avec un plus grand accent sur les refrains accrocheurs pour les amateurs de pop. Les groupes de hardcore réagissent au post-punk en devenant plus extrêmes que les adeptes du punk, mais cela signifie aussi que, parfois, ils s'approchent de la virtuosité et de l'intensité de certaines formes de heavy metal (particulièrement le « speed metal » et le « trash metal »). De nombreux groupes de punk rock apparaissent à Vancouver et à Victoria, comme notamment D.O.A. and the Young Canadians (avec Art Bergmann, un futur artiste solo) et, peu après, le groupe alternatif industriel Skinny Puppy et le groupe de hardcore et de metal Dayglo Abortions. Des groupes de punk et de post-punk comme Teenage Head, les Viletones, les Diodes, les Forgotten Rebels et les Demics voient le jour à Toronto, à Hamilton et à London. Les artistes de post-punk, de new wave ou de pop avec synthétiseurs incluent Martha and the Muffins, Rough Trade (avec la chanteuse Carole Pope), Payola$ (plus tard Rock and Hyde), Spoons, Rational Youth et Images in Vogue.

Hard, « alternatif », « roots », grunge et post-grunge, fin des années 1980 - années 2000

Bien que nombre des groupes et des artistes solo mentionnés ci-haut soient restés actifs dans les années 1990 ou 2000, de nombreux collègues plus jeunes se joignent à eux. Ceux-ci incluent les groupes de hard rock Tragically Hip et le Tea Party et les chanteuses rock Lisa Dal Bello et Sass Jordan. De plus, plusieurs chanteurs canadiens contribuent à d'importants groupes rock de pop-metal et de hard rock, comme Sebastian Bach de Skid Row et James LaBrie de Dream Theatre. En outre, dans les années 1990 et au début des années 2000, les Rolling Stones effectuent souvent leurs répétitions générales à Toronto. Parmi les nombreux groupes de rock alternatif canadiens, nommons Pursuit of Happiness, Grapes of Wrath, Northern Pikes, Skydiggers, 54•40, Box, Infidels (avec Johnston, un futur artiste solo), Crash Vegas (avec l'auteure-compositrice-interprète Michelle McAdorey et, initialement, l'ancienne bassiste de Martha and the Muffins Jocelyne Lanois), le groupe innu québécois Kashtin, 13 Engines, Barenaked Ladies, Tal Bachman, Alanis Morissette, Avril Lavigne, les Constantines, Black Mountain, les New Pornographers, Bedouin Soundclash et les groupes néo-punk Sum 41 et Simple Plan. La bassiste Melissa Auf Der Maur se produit de 1994 au début des années 2000 dans les groupes de rock alternatif américains Hole et Smashing Pumpkins et participe ensuite à nombre de projets collaboratifs (dont les chœurs d'un groupe hommage à Black Sabbath nommé Hand of Doom). En 2004, elle entreprend sa carrière solo. Parmi les groupes éclectiques ou expérimentaux figurent les Crash Test Dummies (avec Brad Roberts et Ellen Reid), Rheostatics, I Mother Earth, Arcade Fire et Broken Social Scene (avec la membre de Metric Emily Haines), et les groupes d'influence « roots » sont, entre autres, le Leslie Spit Treeo (avec la chanteuse Laura Hubert) et Blue Rodeo (avec Jim Cuddy).

La musique grunge est très influente à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Elle emprunte l'indépendance (« indie ») et la résistance au punk et au hardcore récent mais s'inspire de sensibilités plus accessibles et de la structure des premières chansons de pop rock (comme les Beatles). La musique de Neil Young alterne toujours entre ces tendances « indie » et « mainstream » (peut-être plus que celle de n'importe quel autre artiste) et il devient ainsi un « vieil homme d'État » héroïque pour une nouvelle génération de vedettes du rock. Du milieu des années 1990 au début des années 2000, les artistes de post-grunge retiennent le chant émotif et les distorsions de guitare du grunge mais leur donne un fini beaucoup plus travaillé et abordable. Les groupes de grunge ou de post-grunge comprennent Sloan, Moist (avec David Usher), le Matthew Good Band, Our Lady Peace, Hedley, Billy Talent, Nickelback et Theory of a Deadman.

Concerts de secours aux démunis et autres concerts d'aide

En 1985, certains de ces musiciens rock participent, avec des musiciens rock pop et d'influence pop, sous le nom de Northern Lights, à l'enregistrement d'une chanson pour le soulagement de la famine « Tears are not Enough ». Quelque vingt ans plus tard, divers artistes rock et pop canadiens se produisent, en juillet 2003, au concert massif post-SRAS Toronto Rocks. D'autres participent, en janvier 2005, à l'évènement d'aide aux sinistrés du tsunami, Canada for Asia, et d'autres, toujours au Canada, à l'évènement de juillet 2005 Live 8. Ce dernier est une variante multiculturelle et technologique du méga-évènement de 1985 d'aide à l'Afrique, Love Aid. Les seuls Canadiens participant à Live Aid sont Bryan Adams et Neil Young. Live 8 intègre plutôt un grand concert canadien complet (près de Barrie, Ont.). Ces événements et activités à grande échelle attestent du développement très réussi de l'industrie de musique populaire du Canada des années 1970 au début des années 2000. En plus des développements de la musique pop et pop-rock, des années 1980 au début des années 2000, le Canada connait également un pourcentage important de musiciennes rock populaires. Certaines, comme Alanis Morissette et Avril Lavigne, sont au moins aussi connues à l'étranger que le sont les musiciens les plus accomplis.