Prince Rupert, ville de la Colombie-Britannique; population 12 815 (recensement 2006), 14 643 (recensement 2001); constituée en 1910; située dans l'île Kaien, à l'embouchure de la RIVIÈRE SKEENA, dans la CHAÎNE CÔTIÈRE de la Colombie-Britannique, à 724 km à l'ouest de PRINCE GEORGE. La plus pluvieuse des villes canadiennes, Prince Rupert reçoit 2552 mm de précipitations par année. Elle constitue le terminal ouest de la route transcanadienne Yellowhead. En tant que port de mer, elle relie la partie inférieure des États-Unis, Vancouver et l'Alaska. Elle est aussi le centre industriel, commercial et institutionnel de la CÔTE DU NORD-OUEST de la Colombie-Britannique.

L'île Kaien, où se rencontraient autrefois les TSIMSHIANS et les HAÏDAS, conserve de nombreuses reliques de son passé autochtone. Au début des années 1900, Prince Rupert (dont le nom rappelle le premier gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson) était perçue comme pouvant devenir le terminal ouest du GRAND TRUNK PACIFIC RAILWAY et comme une rivale de Vancouver, vu son ouverture sur le Pacifique, mais le projet d'essor économique ne se matérialisera jamais. Ce n'est qu'après la Première Guerre mondiale que l'industrie de la pêche acquiert de l'importance pour l'économie de la ville. Durant la Deuxième Guerre mondiale, le port devient un centre de construction navale et sert de liaison à l'armée américaine pour le transport des hommes et du matériel vers l'Alaska, les îles du Pacifique et l'Extrême-Orient. Après la guerre, l'économie est favorisée par l'établissement d'une usine de pâte à papier dans l'île Watson.

Le port de Prince Rupert (1912) est désigné port national en 1972 avant de devenir, en 1984, une société portuaire à gestion locale. Fairview, un terminal pour le transport de marchandises diverses et de produits forestiers, est aménagé en 1977 (agrandi en 1990). Au début des années 1980, l'intérêt renouvelé pour les gisements de charbon du nord-est de la Colombie-Britannique et les stratégies visant à accélérer l'expédition des céréales des Prairies vers les marchés des pays côtiers du Pacifique touchent beaucoup la ville et mènent à la construction d'installations pour l'entreposage des céréales et du charbon dans l'île voisine de Ridley (terminées en 1984).

Situation actuelle
La majorité des exportations qui transitent à Prince Rupert sont destinées aux pays de la côte du Pacifique. Bien que la fermeture des mines de charbon du nord-est de la Colombie-Britannique (dans les années 1990) et celle de l'usine de pâtes à papier (2001) ait nui à la ville, le commerce avec la Chine et d'autres pays de l'Asie a repris. On procède actuellement à l'agrandissement du terminal portuaire à conteneurs, ce qui fera de cet endroit la deuxième installation de manutention en importance de la côte Ouest. Prince Rupert est le plus important port de débarquement de poisson sur la côte Nord-Ouest ainsi que le terminus des réseaux de traversiers de la Colombie-Britannique et de l'Alaska.

L'industrie touristique est en plein essor grâce à la pêche sportive et à l'augmentation du nombre de navires de croisière. Le Kwinitsa Railway Station Museum (musée de la gare Kwinitsa), qui est situé dans l'une des dernières gares du GTPR (construite vers 1912), décrit l'histoire du développement de Prince Rupert. Le Museum of Northern British Columbia (musée d'histoire du Nord de la Colombie-Britannique), qu'abrite la longue maison du village de Chatham, gagnante d'un prix, et la visite de l'île Pike donnent un excellent aperçu de la culture et de l'histoire des Premières nations. Le Performing Arts Centre représente le point d'attraction des activités culturelles. La ville a son propre quotidien, le Prince Rupert Daily News, publié pour la première fois en 1910. Deux établissements d'enseignement sont situés dans cette ville : le Northwest Community College et la University of Northern British Columbia.

Voir aussi PORTS ET HAVRES.