Saint-Hyacinthe

 Saint-Hyacinthe, ville du Qc; pop. 51 616 (recens. 2006), 50 394 (recens. 2001); const. en 1857. Saint-Hyacinthe est située dans la plaine du fleuve Saint-Laurent, sur les rives de la rivière Yamaska à environ 60 km à l'est de Montréal. Dès sa fondation, Saint-Hyacinthe est un centre de commerce et de services au sein d'une région agricole prospère. Elle est réputée pour ses imposants établissements religieux et d'enseignement.

Historique

L'histoire de Saint-Hyacinthe débute avec la concession, en 1748, d'une seigneurie que Hyacinthe Delorme acquiert en 1753. L'emplacement actuel, plus en amont que le village d'origine, devient, en 1795, le pôle d'attraction de la seigneurie en raison du potentiel d'énergie hydraulique offert par une brusque dénivellation du cours supérieur de la rivière. Un village se développe rapidement et sert de marché et de centre des communications, répondant aux besoins de la région immédiate et des autres paroisses qui, plus tard, s'établissent plus en amont. Un collège pour garçons est fondé en 1811, un couvent pour jeunes filles, en 1816, et un hôpital, en 1840.

En 1848, un chemin de fer relie la localité à LONGUEUIL, en face de Montréal. L'année suivante, la ligne ferroviaire atteint Richmond, puis SHERBROOKE et Portland à l'est, et LÉVIS au nord, en face de QUÉBEC. Cependant, la croissance industrielle est plus lente que prévu. C'est seulement dans la période de 1870 à 1900 que les activités de fabrication y prennent une place prépondérante, quand Saint-Hyacinthe devient un centre de production de textiles de premier plan au Québec.

En 1831, le village compte environ 1100 habitants. En 1851, la population atteint 3113 habitants, dont 4 p. 100 sont d'origine britannique, la proportion la plus élevée jamais enregistrée. Avec une population de 9210 habitants en 1900, Saint-Hyacinthe figure parmi les six petites villes les plus populeuses du Québec. Son essor ralentit au XXe siècle.

Économie

Saint-Hyacinthe est encore le centre d'une région agricole prospère et est bien située par rapport aux réseaux ferroviaires et routiers. Bien que Montréal soit suffisamment éloignée pour lui éviter de devenir une banlieue, la métropole exerce sur elle une concurrence économique considérable. Cependant, ses industries diversifiées procurent maintenant à Saint-Hyacinthe une certaine stabilité.

Paysage urbain
Saint-Hyacinthe offre un paysage relativement plat, tout comme le territoire qui l'entoure. Sur la courbe intérieure d'un méandre de la rivière Yamaska se trouve la basse-ville, sur l'emplacement des premiers édifices. Les édifices publics (églises, établissements d'enseignement et ainsi de suite) sont remarquables, tout comme les parcs, les espaces verts et quelques élégantes demeures construites au tournant du siècle.

Des jardiniers, axés sur le marché régional, vendent encore leurs produits au marché de la « basse-ville ». L'École de médecine vétérinaire, affiliée à l'U. de Montréal, et l'Institut de recherche agronomique et zootechnique sont tous deux situés dans le secteur Sud-Ouest de la cité.