Jeunesse et éducation

Sidney Crosby grandit à Cole Harbour, en Nouvelle-Écosse, près d’Halifax. Il est l’un des deux enfants de Troy et Trina Crosby. Enfant, il adule les Canadiens de Montréal (qui ont repêché son père en 1984), tandis que Steve Yzerman est son joueur préféré. Il passe d’innombrables heures à lancer des rondelles dans la sécheuse familiale, qui s’en couvre de bosses. (Celle-ci est aujourd’hui exposée au Temple de la renommée du sport de la Nouvelle-Écosse.) Sidney Crosby apprend à patiner à l’âge de trois ans et accorde sa première entrevue à sept ans. Son succès comme joueur de hockey réside dans son travail acharné et son entraînement physique rigoureux.

Hockey mineur

Sidney Crosby fait sensation au hockey dès son jeune âge. En 2001-2002, il évolue au sein des Subways de Dartmouth, une équipe de calibre AAA de la Ligue de hockey midget majeur de la Nouvelle-Écosse. En 74 matchs, il marque 193 points et détient toujours les records de l’équipe au chapitre des buts, des passes et des points. La saison suivante, il se joint à Shattuck-St. Mary’s, un lycée privé axé sur le hockey d’excellente réputation dont sont issus d’autres joueurs de la LNH, dont Jonathan Toews et Nathan Mackinnon, ce dernier étant également natif de Cole Harbour. Au terme de la saison, il est repêché par l’Océanic de Rimouski de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Hockey junior

Au niveau junior, Sidney Crosby continue d’épater. En deux saisons (de 2003 à 2005) avec l’Océanic, il totalise 303 points, étant meilleur marqueur de la ligue une saison comme l’autre, tout en étant sacré à deux reprises joueur de l’année de la Ligue canadienne de hockey (LCH). Il mène les siens jusqu’en finale de la Coupe Memorial en 2005, mais l’équipe est vaincue par les Knights de London au compte de 4 à 0.

Entrée dans la LNH

Premier choix au repêchage de 2005 de la LNH, Sidney Crosby s’impose rapidement comme une vedette, marquant 39 buts et 102 points avec les Penguins de Pittsburgh, bon pour le sixième rang des marqueurs dans la saison 2005-2006. Il est le plus jeune joueur à récolter 100 points en carrière (à l’âge de 18 ans et 253 jours), et le plus jeune à marquer 200 points en carrière (à 19 ans et 207 jours), soit 140 jours de moins que Wayne Gretzky, qui atteint ce plateau à 19 ans et 347 jours. Sidney Crosby est cependant devancé pour le trophée Calder, remis à la recrue de l’année, par une autre étoile montante, Alexander Ovechkin des Capitals de Washington. Les deux joueurs établissent une rivalité intense lors de leurs premières années dans la LNH.

Plus jeune capitaine et première Coupe Stanley

Sidney Crosby devient rapidement le visage des Penguins. En 2007, les Penguins font de lui le plus jeune capitaine de l’histoire de la LNH (à 19 ans et 297 jours). (En 2012, Gabriel Landeskog bat ce record lorsqu’il est nommé capitaine de l’Avalanche du Colorado à 19 ans et 286 jours.)

Portant le numéro distinctif 87 (sa date de naissance étant le 7 août 1987, ou 8/7/87), il devient le plus jeune capitaine à mener son équipe à la Coupe Stanley lorsque Pittsburghvient à bout des Red Wings de Detroit lors du 7e match de finale, en 2008-2009.

Blessures

En janvier 2011, Sidney Crosby subit une grave commotion cérébrale à la suite de deux violents coups à la tête. Fortement ébranlé, il ne revient au jeu que le 21 novembre. Il marque alors deux buts et obtient deux passes dans un match contre les Islanders de New York. Trois semaines plus tard,cependant, une recrudescence des symptômes de commotion cérébrale le tient à nouveau à l’écart du jeu, et ce, jusqu’au 15 mars 2012. Il rate au total plus d’une centaine de matchs en 2011 et 2012. Lorsque Peter Mansbridge de la CBC lui demande s’il a douté de sa capacité à revenir au jeu, il lui répond: « Je mentirais si je prétendais ne pas y avoir pensé. »

La malchance s’abat à nouveau le 30 mars 2013, lorsque le lancer frappé d’un coéquipier dévie sur un bâton et le frappe en plein visage. En résultent une mâchoire fracturée et dix dents abîmées. Les dégâts sont tels que les chirurgiens doivent utiliser des vis et des plaques de titane pour favoriser la guérison de l’os. La blessure force Sidney Crosby à manquer les 12 derniers matchs de la saison régulière, en plus d’un match des séries éliminatoires.

Deuxième et troisième Coupes Stanley

Entre les saisons 2009-2010 et 2014-2015, les Penguins éprouvent des ennuis en séries éliminatoires, leur parcours s’arrêtant au plus loin en finale de la Conférence de l’Est, et ce, à une seule reprise, en 2012-2013. Le vent tourne toutefois lors de la saison 2015-2016, au cours de laquelle, après un lent départ et un changement d’entraîneur à la mi-saison, l’équipe s’impose en séries éliminatoires et vainc les Sharks de San Jose en finale, quatre victoires contre deux revers. Sept ans après avoir remporté sa première Coupe à l’âge de 21 ans, Sidney Crosby est nommé vainqueur du trophée Conn Smythe, attribué au joueur le plus utile des séries éliminatoires, grâce à une récolte de six buts et 13 passes. Affichant son humilité habituelle, il déclare, au moment de recevoir cet honneur individuel : « Je vois cela comme un effort total de l’équipe. J’ai tenté de faire de mon mieux soir après soir, de faire mon travail comme chacun de mes coéquipiers. Je ne sais pas si je faisais quelque chose de différent ou de spécifique. Je pense que tous se sont montrés compétitifs, tous ont tenté de faire ce qu’on attendait d’eux, et tous se sont efforcés de jouer leur rôle. En appliquant cette formule, nous avons une très bonne chance de gagner chaque soir. »

L’année suivante, les Penguins sortent encore une fois vainqueurs en battant les Predators de Nashville pour remporter leur deuxième Coupe Stanley consécutive. Sidney Crosby récolte 27 points en séries éliminatoires (dont un but et six aides lors du match de finale) et se voit également décerner son deuxième trophée Conn Smythe consécutive. Il devient ainsi le troisième joueur à décrocher cette distinction deux ans d’affilée, après Bernie Parent (1974, 1975) et Mario Lemieux (1991, 1992).

Compétition internationale

Sidney Crosby représente le Canada à plusieurs reprises dans le cadre de tournois internationaux de hockey. Il remporte une médaille d’argent avec l’équipe du Canada aux championnats mondiaux juniors 2004, puis une médaille d’or en 2005. En 2006 et 2015, il prend également part au Championnat du monde de la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG), où le Canada se classe respectivement en quatrième et en première places.

Sidney Crosby est cependant surtout connu pour avoir marqué le but gagnant en prolongation contre les États-Unis aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, procurant ainsi la médaille d’or au Canada en hockey masculin. Après avoir essuyé quelquescritiques pour sa faible production offensive en début de tournoi, il a su marquer au moment crucial, à 7:40 de la période de prolongation. Le bâton et les gants avec lesquels il a marqué ce but sont aujourd’hui exposés au Temple de la renommée du hockey à Toronto, accompagnés de la rondelle. Surnommé « but en or », ce but aura de l’avis de certains experts la même portée pour les Canadiens que celui marqué par Paul Henderson en 1972, lors de la Série du siècle.

Quatre ans plus tard aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, en Russie, Sidney Crosby mène, à titre de capitaine, l’équipe de hockey masculin du Canada à une deuxième médaille d’or consécutive grâce à une victoire en finale contre la Suède par le compte de 3 à 0. Son seul but du tournoi procure une avance de 2 à 0 aux siens dans ce match de finale. En 2015, Sidney Crosby rejoint le « Triple Gold Club » – composé de joueurs ayant remporté la Coupe Stanley, une médaille d’or olympique et le Championnat du monde – lorsqu’il mène l’équipe masculine du Canada au Championnat mondial de hockey de la FIHG à Prague. Il marque un but et récolte une aide dans la victoire de 6 à 1 en finale contre l’équipe russe.

En 2016, il est nommé capitaine d’Équipe Canada pour la Coupe du monde de hockey, un tournoi international tenu au Centre Air Canada à Toronto, en Ontario.

Prix et distinctions

Ordre de la Nouvelle-Écosse (2008)
Trophée Lou Marsh (2007, 2009)
Prix Lionel Conacher (2007, 2009, 2010)

Trophées de la LNH

Trophée Art Ross (2007, 2014)
Trophée Hart (2007, 2014)
Prix Lester B. Pearson/Ted Lindsay (2007, 2013, 2014)
Trophée Maurice « Rocket » Richard (2010, partagé avec Steven Stamkos; 2017)
Trophée Conn Smythe (2016, 2017)