La capitale et la plus grande ville de Terre-Neuve-et-Labrador, la ville de St. John’s est située sur la côte est de la presqu’île d’Avalon, au sud-est de Terre-Neuve. Son port environné de terres est accessible par un chenal long et étroit, et est protégé par les collines élevées sur lesquelles la ville est érigée. L’origine du nom St. John’s n’est pas connue, mais il paraît sur une carte portugaise de Pedro Reinel (1516-1520) comme le « Rio de San Johem » et, plus tard, dans une lettre écrite en 1527 par le marin anglais John Rut, comme le « Haven of St. John’s » (havre de St. John’s). Cependant, selon la tradition populaire, la ville prendrait son nom de la fête de saint Jean le Baptiste et l’arrivée de l’explorateur italien Giovanni Caboto (Jean Cabot) sur les côtes de Terre-Neuve le 24 juin 1497.

Colonisation

Peuples autochtones

Les Béothuks sont un peuple indigène de Terre-Neuve désormais disparu. Au printemps et à l’été, les Béothuks vivaient le long de la côte terre-neuvienne, où ils pêchaient, chassaient les mammifères marins comme les phoques, et ramassaient les coquillages et les œufs d’oiseau. À l’automne et en hiver, les Béothuks migraient vers l’intérieur, où ils chassaient le caribou. Il n’existe pas de sites archéologiques béothuks connus dans la région de St. John’s, mais des fouilles archéologiques à Ferryland, à l’est de la presqu’île d’Avalon, et sur l’isthme d’Avalon suggèrent que les Béothuks ont probablement vécu et chassé dans l’Avalon.

Colonisation européenne

Au début du XVIe siècle, St. John’s est fréquentée par les pêcheurs européens. En 1527, le marin anglais John Rut note des navires normands, bretons et portugais au port de St. John’s. En 1583, alors que sir Humphrey Gilbert arrive à St. John’s pour déclarer officiellement Terre-Neuve en tant que colonie anglaise, la colonie s’est étendue aux sections centrale et est du côté nord du port. Vers le milieu du XVIIe siècle, St. John’s est le plus grand centre administratif et d’approvisionnement pour l’industrie de la pêche de Terre-Neuve. La population de St. John's augmente de façon temporaire chaque été avec l’arrivée des pêcheurs migrants, mais la population permanente de la ville reste petite jusqu’au début du XIXe siècle. L’administration de la ville et de la colonie de Terre-Neuve est assurée par les amiraux des flottes de pêche et, après 1729, par des gouverneurs nommés. Cependant, les amiraux et les gouverneurs ne résident à St. John’s que pendant la saison de pêche; ils retournent en Angleterre pour l’hiver. En cas de sinistre et en temps de besoin, l’aide est fournie par la garnison militaire locale, qui est installée au Fort William. Au début des années 1720, les résidents permanents de la ville établissent leur système de magistrat pour gouverner pendant l’hiver. L’autorité de ces magistrats est par la suite confirmée par le gouverneur de la colonie, en 1729.

L’établissement de colonies côtières européennes comme St. John’s oblige les Béothuks à migrer vers l’intérieur terre-neuvien, ce qui leur enlève l’accès aux ressources maritimes dont ils dépendent pour survivre. La famine causée par la rareté des ressources dans l’intérieur, le conflit avec les colons européens et l’arrivée de maladies européennes comme la tuberculose déciment la population béothuk. En 1829, Shanawdithit, la dernière Béothuk connue, est emportée par la tuberculose, à St. John’s.

Développement

Du milieu du XVIIIe siècle à la fin des guerres napoléoniennes, en 1815, la population de St. John’s augmente de moins de 1 000 résidents permanents à plus de 10 000. En conséquence, en 1817, la ville reçoit son premier gouverneur permanent, mettant fin au système hivernal de magistrats, établi pendant les années 1720. En 1832, l’Angleterre accorde à St. John’s une législature coloniale.

La ville est dévastée par des incendies en 1816, 1817, 1819, 1846 et 1892. Après 1870, de petites industries manufacturières s’établissent dans la capitale. Une cale sèche ouvre dans le port en 1882. En 1898, la ville devient le siège social du chemin de fer transinsulaire, l’œuvre de l’entrepreneur ferroviaire canadien sir Robert Reid terminée l’année précédente. À partir de 1900, un service amélioré de cabotage jusqu’aux hameaux isolés contribue à renforcer la prédominance de St. John’s.

L’affaiblissement des marchés mondiaux pour le poisson terre-neuvien après la Première Guerre mondiale entraîne St. John’s dans une récession, empirée davantage par la crise des années 1930. Malgré les effets négatifs de la crise, la population de St. John’s augmente pendant les années 1930 grâce aux personnes qui arrivent des petits villages isolés pour chercher du travail en ville. La Deuxième Guerre mondiale amène une période de prospérité grâce à l’arrivée, en janvier 1941, des Forces armées américaines pour construire le Fort Pepperrell et d’autres installations militaires dans la capitale. Le boom de la construction continue après 1946 avec la construction de nouvelles banlieues et la grande injection de fonds fédéraux après la Confédération, en 1949. St. John’s devient plus dépendante des emplois du secteur public après 1949. En même temps, la ville perd son rôle traditionnel de centre de l’exportation du poisson de Terre-Neuve quand les grandes entreprises commerciales de la ville se retirent du commerce du poisson salé, se concentrant plutôt sur le commerce grandissant du gros et du détail.

Le port de St. John's est transformé d’un centre d’importation et d’exportation en un centre d’importation et de service, alors que, jusqu’aux années 1980, la grande partie du revenu est généré par l’approvisionnement et la réparation de la flotte de pêche locale et internationale. La ville est dotée de liens aériens et ferroviaires excellents qui la lient au reste de la province et au continent canadien. La découverte de pétrole à proximité, sur les Grands Bancs, et l’installation de champs de pétrole importants dans les années 1990 stimulent le développement économique et urbain de la ville.

Paysage urbain

St. John’s est l’une des villes les plus anciennes et celle qui est le plus à l’est de l’Amérique du Nord.

Avant la Confédération, les rues sont étroites et sinueuses, ce qui reflète le système de tenure de la ville. Les propriétaires anglais non résidents détiennent la grande partie des terres dans les quartiers commerciaux et résidentiels. Étant donné que le gouvernement est incapable financièrement d’acheter ces terres après les feux de 1846 et de 1892, il n’a jamais imposé le quadrillage de rues droites et larges. Le réseau des rues maintient donc son apparence à la débandade.

Le trait marquant du paysage urbain dans le quartier d’affaires de la façade portuaire de St. John’s est l’ensemble de quais privés qui se projettent des entrepôts de marchands du côté sud de la rue Water. Les rues de la ville se tracent dans la direction est-ouest, parallèle au port. En 1964, le gouvernement fédéral complète un quai de 915 m le long du côté nord du port.

Les banlieues s’étendent dans les vallées à l’ouest, au nord et au nord-est de la colonie principale après la création de la St. John’s Housing Corporation en 1944. L’expansion industrielle s’ensuit partout dans le quartier du port. Depuis les années 1960, de nouveaux parcs industriels de banlieue sont créés pour accommoder l’industrie existante et pour l’activité économique générée par l’exploitation pétrolière extracôtière. En 1992, la ville entreprend le processus de fusion avec des collectivités voisines, y compris Wedgewood Park, Portugal Cove, St. Philips et Goulds, agrandissant ainsi ses frontières. La grande partie de la région est composée des trois grands bassins versants du Regional Water Supply System, qui transfère le contrôle de l’alimentation en eau de la région à la ville.

Architecture

Aux XVIe et XVIIe siècles, l’architecture de St. John’s prend la forme de la cabane en rondins. Le style géorgien du toit en croupe, la symétrie simple et la forme classique dominent les bâtiments à ossature de deux étages et demi jusqu’au feu de 1846. Le « grand feu » de 1892 détruit 2 000 maisons et laisse une grande partie du centre-ville de St. John’s complètement en ruine. La reconstruction d’après l’incendie amène de nouveaux styles architecturaux, y compris le néogothique, le Queen Anne, et le Second Empire, qui est particulièrement dominant. Des édifices construits au XIXe siècle, l’édifice Colonial (néoclassique), la basilique catholique romaine (romain) et la cathédrale anglicane (néogothique) sont remarquables. Le deuxième évêque de Terre-Neuve, Edward Feild, demande à l’architecte anglais George Gilbert Scott de dessiner la cathédrale anglicane du saint Jean-Baptiste.

À partir du milieu des années 1960, des hôtels, des banques et des édifices de bureaux s’ajoutent au paysage urbain de St. John’s. Cependant, les sévères règlements de protection du patrimoine dictent la direction du développement et de la rénovation, y compris la hauteur des édifices, ce qui aide à conserver une grande partie du caractère original de la ville. L’édifice de la Confédération (1960), siège de l’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador, est l’édifice le plus haut, mesurant 64 m. Le paysage collinaire et les façades hautes en couleurs des édifices inspirent un rédacteur touristique du New York Times à décrire la ville comme « un San Francisco plus petit, mais plus sincère ».

Institutions

St. John’s accueille la plupart des institutions sociales, éducatives et religieuses de Terre-Neuve. La Benevolent Irish Society et le couvent des sœurs de l’ordre Presentation Sisters datent de 1806 et de 1833 respectivement. La ville est également le site de la Memorial University (établie en 1925), du College of the North Atlantic (réunissant cinq collèges distincts en 1997) et du Fisheries and Marine Institute (établi en 1964).

En 2001, la ville construit un aréna de hockey de 6 000 places flanqué d’un centre de congrès. En 2005, un complexe contenant des archives, un musée et une galerie d’art, The Rooms, ouvre ses portes près de la basilique, avec une vue surélevée sur la ville et le port. Bon nombre des édifices plus vieux du centre-ville sont redéveloppés en condominiums privés. D’autres propriétés du quartier sont développées dans ce même but, reflétant la nouvelle richesse de la ville, générée par la production pétrolière extracôtière.

Population

St. John’s connaît une croissance lente jusqu’aux guerres napoléoniennes, quand l’immigration de catholiques romains irlandais augmente la population de 3 742 résidents (1796) à 10 018 (1815). Après 1831, la croissance naturelle de la population et la migration des résidents des villages isolés vers la capitale se combinent pour produire une croissance constante de la population et une communauté compacte et homogène du point de vue ethnique, d’origine irlandaise et britannique. Bien que les catholiques romains ne représentent plus la majorité de la population après 1911, leur influence sur la vie sociale, culturelle et politique de St. John’s est bien établie. Selon le recensement de 2011, les catholiques romains représentent à peu près la moitié de la population de St. John’s, suivie des membres des Églises anglicane et unie, puis de ceux qui indiquent n’avoir aucune appartenance religieuse.

L’augmentation constante de la population crée de graves problèmes sociaux dans les domaines de la santé publique, du logement et de l’emploi, qui ne sont que partiellement soulagés par l’immigration vers le nord-est des États-Unis et ailleurs au Canada. La population de la ville double de 1946 à 1971, alors que beaucoup de personnes arrivent à St. John’s pour participer aux nouvelles occasions d’emploi dans les secteurs de la fonction publique et des services. Cependant, après 1971, St. John’s connaît un déclin (à part les nouveaux résidents acquis grâce à l’annexion de 1992), alors que de nombreux résidents déménagent à Mount Pearl et à d’autres nouvelles communautés de banlieue à l’extérieur de la ville. La population de St. John's est encore principalement anglo-saxonne et irlandaise. Ceux qui sont d’origine britannique composent le groupe ethnique le plus grand, suivi de ceux qui affirment une origine ethnique canadienne, irlandaise, écossaise ou française, selon le recensement de 2011. Les minorités visibles (principalement les Asiatiques du sud, les Chinois et les Noirs) et ceux d’origine autochtone (Premières Nations, Inuits et Métis) représentent moins de 5 % de la population de la ville.

Économie et main-d’œuvre

Après que la Terre-Neuve-et-Labrador se joint à la Confédération en 1949, l’entrée de produits manufacturés canadiens moins chers provoque l’effondrement des industries de la ville, réduisant l’activité commerciale du port. L’achèvement en 1965 d’une autoroute qui traverse l’île permet aux distributeurs de l’extérieur de contourner St. John’s afin de passer par Corner Brook et Channel-Port-aux-Basques pour livrer leurs produits aux divers centres de l’île. Le moratoire du gouvernement fédéral sur la pêche de la morue du nord, en raison de la forte réduction de la population de cette espèce, a également un impact négatif sur l’économie de la ville.

Par contre, depuis 1997, la croissance de l’industrie pétrolière extracôtière constitue un avantage pour l’économie locale. De plus, en 2010, ExxonMobil Canada déplace son siège à St. John’s, tandis que plusieurs autres sociétés pétrolières internationales maintiennent leurs opérations dans la ville. Depuis 2000, le tourisme prend beaucoup d’importance, avec plusieurs nouvelles installations hôtelières de grande taille et de grandes lignes de croisières qui visitent régulièrement la ville. Le secteur des technologies de l’océan, avec ses partenariats entre l’industrie privée, les instituts universitaires et les divers paliers du gouvernement, constitue une partie de plus en plus importante de l’économie locale.

Le développement, depuis 1949, d’une fonction publique qui s’appuie sur les gouvernements municipaux, provincial et fédéral est un élément clé de la croissance de la main-d’œuvre de la ville et de la stabilité de son économie, cette dernière soutenant des secteurs importants du détail, des services et des affaires. La plus grande partie de la main-d’œuvre de St. John’s travaille dans les secteurs des soins de la santé et de l’aide sociale, suivis du commerce en détail, de l’administration publique, des services éducatifs, et des services d’hébergement et de restauration. Les plus gros employeurs dans la ville sont Eastern Health, les gouvernements provincial et fédéral, et la Memorial University. La croissance de l’université a aussi contribué à accroître la diversité culturelle et ethnique de la ville. En 2013, environ le quart des étudiants inscrits à la Memorial University viennent de l’extérieur de la province.

Transport

Pour répondre à la menace d’attaques aériennes allemandes pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement canadien approuve les plans pour une base aérienne près de St. John’s en 1939. La construction commence dans la communauté de Torbay en 1940. Les installations passent à la responsabilité civile en 1946, mais maintiennent de forts liens militaires au cours de leurs années d’opération.

En 1898, le contrat Reid établit les termes selon lesquels la Reid Newfoundland Company et Robert G. Reid opéreront le réseau de la Newfoundland Railway. Cette entente stipule aussi que les chemins soient pavés et assure l’arrivée d’un service de tramway électrique dans la ville. Le premier tramway roule dès le 1er mai 1900. Ces tramways nécessitent beaucoup d’énergie pour fonctionner, alors la St. John’s Street Railway Company obtient la permission de construire une centrale hydroélectrique à Petty Harbour Long Pond pour assurer son alimentation. Après 1924, la Montreal Engineering, appartenant à l’homme d’affaires Izaak Walton Killam, né en Nouvelle-Écosse, devient propriétaire et assume l’opération des tramways. Les lignes sont abandonnées en 1948, quand l’automobile prend la place des tramways.

En 1939, un service privé d’autobus est mis en service pour desservir les banlieues. En 1949, les travailleurs syndiqués de la Golden Arrow Motor Coaches de la Nouvelle-Écosse font la grève. Quand l’entreprise refuse de répondre aux exigences du conseil municipal pour un service amélioré, celui-ci retire sa licence d’exploitation. En 1950, une concession de 20 ans est accordée à une entreprise dont les propriétaires ont des intérêts à Montréal et à Toronto. En 1957, Capital Coach Lines se trouve incapable de répondre aux exigences de son personnel syndiqué lorsqu’il menace de faire la grève. Le conseil municipal retire sa licence d’opération plutôt que de courir le risque d’avoir une interruption de service. Vers la fin de 1957, le conseil municipal achète les avoirs de l’entreprise et commence à opérer un système de transport public, qui opère aujourd’hui sous la marque Metrobus.

St. John’s est le point le plus à l’est de la route transcanadienne.

Communications

The Telegram est le seul quotidien imprimé de la ville, mais offre également à ses lecteurs une édition quotidienne en ligne. En 2005, la National Post cesse la distribution de versions imprimées de ses journaux dans la province en raison de l’augmentation des frais d’expédition et de la faiblesse des ventes. En 2013, le Globe and Mail en fait autant.

Entre 2003 et 2008, The Independent est le seul média appartenant à un particulier dans la ville. Il fait faillite, mais est animé d’un nouveau souffle en tant que publication en ligne en 2010. Il comprend des articles d’opinion, ainsi que des reportages sur la culture, le mode de vie et les arts locaux. The Overcast, maintenant à sa deuxième année de publication, est une revue alternative visant les arts et la culture.

Gouvernement et politique

Le gouvernement colonial gouverne la ville jusqu’en 1888, année où elle reçoit une forme limitée d’autogouvernement ayant l’autorité sur l’approvisionnement en eau, les rues et les égouts, les parcs et les règlements de construction. Divers conseils ou commissions, composés de membres nommés par le gouvernement et de représentants élus, gouvernent la ville. En 1916, un conseil municipal entièrement élu est établi.

En 1921, la législature passe une loi globale rédigée par les commissaires qui ont administré la ville de 1914 à 1916. Cette Loi de 1921 et les modifications subséquentes par la législature sont la base du gouvernement municipal de St. John’s.

En 1969, le nombre de conseillers élus augmente de six à huit. En 1981, la ville adopte un système partiel de quartiers. Depuis la fusion de 1992, les électeurs de St. John’s élisent quatre conseillers selon un mode de représentation général, cinq conseillers dans les quartiers, un adjoint au maire et un maire. Tous les membres du conseil ont un mandat de quatre ans.

La région métropolitaine de St. John’s n’a pas de gouvernement municipal, mais les services de protection contre l’incendie et de distribution de l’eau sont assurés par la ville, les municipalités environnantes versant une contribution financière et ayant droit à des interventions d’ordre administratif. En 2009, St. John’s crée une usine de traitement des eaux d’égout conçue pour nettoyer les eaux du port.

Vie culturelle

Lieux historiques et musées

Le lieu historique national de Signal Hill avec, au sommet, la tour Cabot est conçu en 1897 pour célébrer le 400e anniversaire de l’arrivée de Jean Cabot sur la côte de Terre-Neuve et le jubilé de diamant de la reine Victoria. Ouverte en 1900, la tour sert également à Guglielmo Marconi pour recevoir le premier message sans fil transatlantique en 1901. Le Johnson Geo Centre, un musée populaire consacré à l’histoire géologique de la province, est situé sur le flanc du coteau.

Depuis 1978, la ville fête, le 24 juin, la journée St. John’s, qu’on appelle la « Discovery Day » ailleurs dans la province. C’est une fête civique en l’honneur de la découverte de Terre-Neuve en 1497.

En 1919, la ville est le lieu de départ du premier vol transatlantique sans escale, quand sir John Alcock et Arthur Brown décollent pour l’Irlande. Le Railway Costal Museum, situé dans l’ancienne gare, sur la rue Water, est consacré à l’histoire des services ferroviaires et de cabotage de Terre-Neuve. La maison du commissariat et l’édifice Colonial sont des lieux historiques provinciaux. St. John’s accueille aussi le musée provincial de Terre-Neuve-et-Labrador, le Arts and Culture Centre et le Resource Centre for the Arts.

Sports

La ville a une longue tradition sportive. La Royal St. John’s Regatta, qui a lieu le premier mercredi d’août depuis 1818, est l’événement sportif continu le plus ancien en Amérique du Nord. St. John's est le lieu des Jeux d’été du Canada de 1977, qui ont laissé à la ville des installations sportives améliorées. Une équipe de la ligue mineure filiale des Maple Leafs de Toronto, les Maple Leafs de St. John’s, joue à St. John’s jusqu’en 2005. Les Fog Devils de St. John’s, de la ligue de hockey junior majeur du Québec, remplacent brièvement les Maple Leafs (2005-2008). Les IceCaps de St. John’s, membres de la ligue américaine de hockey, sont une filiale de ligue mineure des Jets de Winnipeg.

Festivals

Depuis 1984, le quartier du divertissement, situé sur la rue George, accueille un festival annuel de musique qui précède la Royal St. John’s Regatta. Le Newfoundland and Labrador Folk Festival est l’un des festivals les plus grands de la province. Organisé pour la première fois en 1989, le St. John’s International Women's Film Festival est l’un des événements de son genre qui a le plus de longévité au monde.

Parcs

Le paysage naturel de la ville en fait un endroit idéal pour l’observation des baleines et des oiseaux marins, et pour les randonnées en bateau. Le Grand Concourse est un réseau de sentiers qui mènent à travers les parcs nationaux et provinciaux, ainsi qu’à travers des sites du patrimoine. La ville a également trois parcs urbains : le parc Pippy, le parc Bowring et le parc Bannerman.