La toundra, que l’on appelle aussi « terre dénudée », est une vaste région de l’hémisphère nord qui se caractérise par l’absence d’arbres et l’abondance d’affleurements rocheux. Au Canada, sa limite méridionale s’étend du delta du Mackenzie jusqu’au sud de la baie d’Hudson et jusqu’au nord‑est du Labrador. L’effet conjugué de nombreuses variables climatiques détermine le tracé de cette frontière.

Caractéristiques

L’environnement de la toundra se distingue par plusieurs éléments : la présence généralisée de pergélisol (sauf sous certains lacs et rivières); des étés courts où il fait presque continuellement jour; de longs hivers où c’est la « nuit polaire »; de faibles précipitations annuelles (d’où son nom de « désert polaire »); des vents violents et des blizzards l’hiver; une végétation discontinue; un sol humide et instable en raison du pergélisol et de la gélivation.

On a utilisé l’expression « toundra alpine » pour désigner la zone qui s’étend au-dessus de la limite forestière en zone montagneuse. Même si la toundra alpine s’apparente à certains égards à la toundra arctique, elle en diffère de façon significative (voir aussi Régions physiographiques).

Faune et flore

Généralement, les espèces végétales de la toundra sont pluriannuelles et ont de courts cycles de reproduction. Le vent disperse efficacement les graines, et certaines espèces arrivent à se reproduire par multiplication végétative (c’est‑à‑dire par reproduction asexuée). Dans la région, retrouve, entre autres, des lichens, des mousses, des graminées et des arbustes.

Pour survivre, les végétaux de la toundra se sont adaptés de nombreuses façons. Une petite taille leur permet de bénéficier des microclimats plus favorables situés au ras du sol, et de petites feuilles coriaces et hérissées de poils les protègent du dessèchement provoqué par l’évaporation.

De nombreux oiseaux ainsi que certains animaux passent l’été dans la toundra et migrent à l’automne (voir animaux de l’arctique).

Activité humaine

L’environnement de la toundra pose bien des obstacles à l’activité humaine. Lors de la construction d’édifices, de pipelines, de routes et d’aéroports, il faut s’assurer qu’ils pourront résister à la rigueur du climat et au pergélisol. De plus, une planification appropriée doit précéder la mise en valeur des ressources et l’élimination des déchets pour éviter de nuire aux écosystèmes.